Adieu Chaperon Rouge

Étrange à quel point la mort d’un autre nous ramène inévitablement à notre propre vie.  Tout est si éphémère!

J’ai été témoin d’un accident de la route cette semaine et je l’avoue, sa violence inattendue et son effacement tout aussi rapide m’ont choqués. Il y avait le matin avant et le matin après.

En l’espace de quelques secondes, la vie de celle que j’ai décidé de me souvenir comme le Chaperon Rouge s’est éteinte.  

Son manteau rouge avec une bande de fourrure blanche immaculée, le feu de circulation tombé, les trois véhicules impliqués, les traces de ses pneus dans la neige ont été effacés en l’espace de moins de deux heures.

Tout est revenu à la « normale… ». Enfin, sur le coin de la rue…

Car, le Chaperon Rouge est encore dans ma tête et mon cœur.  Qui était-elle?  Je n’en sais rien! J’espère pourtant que cette femme n’avait pas attendu le prince « charmant », le poids « parfait », ou l’emploi « idéal » pour vivre pleinement SA VIE!

Ceci dit, comme le souligne si bien le poète Rumi :

« Dans une vie, aussi courte qu’un demi-soupir, ne plantez que de l’AMOUR ».

Adieu Chaperon Rouge! Douces pensées!

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NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

P.S. : Au moment de la publication de ce billet, je n’ai pas la confirmation du décès de Chaperon Rouge, mais la façon dont les services policiers et ambulanciers ont traité la situation ne fait aucun doute dans mon esprit en ce qui a trait au destin tragique de cette femme. Paix à ton âme!

NAMASTÉ – Un texte de Julie Deblois

Êtes-vous à l’aise avec ce mot : Namasté?

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Quel effet vous fait-il?

Personnellement, j’ai souvent été mal à l’aise avec ce rituel.

J’en comprenais le sens et j’entendais le mot, je voyais les gestes qui l’accompagnaient, mais c’est comme si tout ça n’arrivait pas à résonner en moi.

Namasté.

« Je salue le divin qui est en toi ».

Non en fait, « le divin en moi reconnaît le divin qui existe en toi ».

On pourrait traduire joliment par : « Je te vois ».

Je te reconnais, tu existes.

Tout ça est magnifique et tellement essentiel.

Alors pourquoi ce malaise lors de ce rituel?

En y réfléchissant bien, je pense que c’est parce que moi-même j’avais de la difficulté à reconnaître cette lumière tout au fond de moi.

Il peut être difficile de se sentir reconnu, sans se reconnaître nous-mêmes.

Comment être aimé, sans s’aimer en premier?

Oui, je fais le parallèle avec l’amour.

Peut-être est-ce dû à cette période où l’amour est partout, étalé dans les allées, avec des cœurs partout en façade, à l’épicerie les fleurs en bouquets attendent tout à côté du chocolat et autres gâteries?

Cette période qui peut être aussi difficile à supporter.

Pour les couples qui battent de l’aile, pour les célibataires ou encore pour tous ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans cet étalage de rouge et de sucré.

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Alors, pourquoi ne pas revenir à l’essentiel, à la base de l’amour?

L’amour de soi.

Pourquoi ne pas se dire à soi-même : « Namasté ».

Pourquoi ne pas se dire : « Je me vois, je reconnais en moi cette lumière, cette unicité, cette divinité qui vit en moi ».

Se rencontrer, s’apprivoiser et s’aimer afin d’être à même d’accepter cet élan qui vient des autres.

S’offrir un « Namasté » de moi à moi, comme un souffle d’amour universel que l’on s’offre afin de pouvoir l’offrir encore plus fort au monde?

Bonne Saint-Valentin!

 

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 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

 

L’obsession détruit, l’équilibre nourrit – Un billet de Julie Deblois

 

Avez-vous remarqué comme moi que nous vivons à une époque où la nourriture est omniprésente. Toutes les semaines un nouveau livre de recettes voit le jour. Les blogues et les pages Facebook de cuisine et de régimes alimentaires foisonnent. C’est sans parler des émissions à la télévision et toutes les chaînes Youtube. Partout, toujours la nourriture. On est dans une ère de foodies. On prend en photo nos plus belles assiettes au restaurant et on s’échange nos meilleures recettes en mangeant notre lunch au bureau!

Tout ça est bien beau et ça peut être agréable et divertissant.

Dans ce contexte par contre, quelqu’un qui vit avec un trouble alimentaire, la vie peut devenir lourde et souffrante. Avoir un trouble alimentaire dans une société comme la nôtre où la valeur d’une personne se calcule bien souvent à sa bonne mine (minceur), ses dents blanches et la confiance en soi qu’elle dégage! Bien sûr, j’exagère, mais avouez que vous avez vu l’image aussi bien que moi! C’est ce qui est plaisant avec les clichés. Ça fait image!

Manger est une activité centrale de notre vie, vitale même. C’est dans les premières choses que l’on fait à la naissance. Se nourrir. On nous donne le sein ou un biberon et nous prenons de l’énergie pour mieux grandir, explorer, vivre. Il faut alors imaginer combien il peut être angoissant pour une personne qui souffre d’un désordre alimentaire, de faire face à sa faim qui est naturelle, qui existe pour que l’on grandisse, vieillisse… Pour que l’on vive quoi!

Combien de personnes avez-vous dans votre entourage qui angoisse à l’idée de prendre 5 livres? Combien de personnes connaissez-vous qui sont à la diète de façon quasi permanente? Combien de personne croisez-vous sur votre chemin, qui vous parle du poids qu’ils ont à perdre? Remarquez-vous comme moi toutes ces personnes qui n’aiment pas leur corps, la forme, la grosseur et tous les détails qui font que vous, vous les trouvez jolies? Si vous êtes comme moi, vous êtes entourés de personnes qui pensent aux calories, à la balance, au sport qu’il faut faire pour faire disparaître soit cette palette de chocolat, soit ces chips ou ces verres de vin pris dans un plaisir mitigé et coupable. (Je nomme ces choses, mais il n’est pas exclue que ce soit des pâtes, des patates pilées, du fromage, du pain… ou insérez ici un aliment « dangereux » si vous en avez un). Peut-être même que cette personne dans votre entourage, c’est vous-même.

Un trouble alimentaire ça peut être pernicieux. C’est vaste et ce n’est pas toujours aussi facile de définir si notre comportement face à la nourriture est un problème ou pas. Ce n’est pas toujours évident de savoir si l’anorexie, la boulimie, l’orthorexie ou l’hyperphagie est présente dans notre vie. Parce que les crises peuvent être rares, parce que parfois c’est tellement nuancé que même un médecin ne serait pas capable de diagnostiquer un problème.

Moi je dis que lorsque la nourriture représente un problème, lorsque c’est souffrant d’avoir faim, lorsque l’on s’excuse de manger, lorsqu’on a envie de se cacher pour le faire ou encore quand on fait semblant qu’on a mangé pour ne pas avoir à le faire en famille, là il y a une lumière rouge qui s’allume.

Lorsque ça arrive, on peut paniquer, avoir peur et ne pas vouloir la regarder. Au contraire, cette lumière existe afin de nous montrer le chemin vers une sortie de secours.

J’ai trouvé une façon d’apprivoiser mes lumières rouges allumées. Je respire et j’entre en contact avec qui je suis maintenant, avec bienveillance par le yoga. Je n’ai jamais autant habité mon corps que depuis que je fais du yoga. Il est ce qu’il est dans cet instant où je respire doucement dans mes mouvements. Ça fait tellement de bien de sentir cette vie qui passe partout et qui est juste ça, de la vie qui circule dans toutes les fibres de mon corps, sans jugement de ce qu’il est ou ce qu’il devrait être.

Je suis comme une convertie, je conseille à tous cette rencontre personnelle avec le souffle, le corps et l’âme que le yoga permet, mais je sais que parfois on a besoin d’un plus grand coup de pouce, d’un accompagnement plus ciblé pour aller mieux, pour mieux comprendre ce qui se passe. Des organismes comme ANEB peuvent vous aider dans ce cheminement et il y a là des personnes compétentes, ouvertes et compréhensives à votre écoute.

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 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

 

Note de l’Équipe de rédaction:

Aujourd’hui débute la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires (#SemTA2017),

passons le mot…

 

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