Chaque année, la Journée mondiale de l’eau appelle à agir! – Comment la pratique du yoga peut s’y associer?

Chaque année, la Journée mondiale de l’eau appelle à agir.

Vous vous demandez sans doute comment on peut associer la Journée mondiale de l’eau au yoga? Laissez-moi vous le démontrer.

Comme vous le savez peut être, les eaux usées sont le thème choisi en 2017 pour la Journée mondiale de l’eau en ce 22 mars, et la campagne «Pourquoi gaspiller l’eau?» concerne particulièrement la réduction et la réutilisation des eaux usées.

featured-image-indexLes grandes quantités d’eau disponibles au Québec donnent souvent l’impression que l’eau est une ressource sans grande valeur. Pourtant, il n’en est rien. En faisant quelques recherches pour cet article, j’ai découvert des statistiques effarantes au sujet de cette ressource essentielle.

Quelques faits et chiffres :

  • Plus de 80% des eaux usées générées par la société retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
  • Neuf pays se partagent 60% des réserves d’eau douce de la planète tandis que 80 pays souffrent de pénuries d’eau.
  • Au moins 1,8 milliard de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable qui est contaminée par des matières fécales.
  • Un nord-américain consomme près de 600 litres d’eau par jour en moyenne, tandis qu’un Africain de la zone subsaharienne n’en consomme que 10 à 20 litres.
  • Au Québec, l’eau douce occupe près de 10% du territoire et nous disposons de 3% des eaux douces renouvelables de la planète.
  • En 2013, les municipalités québécoises ont dépensé près de 5 milliards de dollars pour maintenir à flot notre service d’eau.

Vous en conviendrez, des objectifs globaux sont nécessaires pour améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant les taux de fuites, etc. Ceci dit, ce n’est pas juste l’affaire de nos gouvernements… Les campagnes de sensibilisation sur la réduction de la quantité d’eau des dernières années au Québec ont certainement contribuées au fait que la quantité d’eau distribuée par personne par jour est passée de 777 litres en 2001 à 589 litres en 2014, mais il reste beaucoup de gouttes d’eau à sauver…

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Vous vous demandez sûrement si je vais vraiment parler de yoga dans ce billet… J’y arrive, justement.

On se lave tous les dents. C’est une habitude (samskara) tellement bien ancrée, que l’on pose ce geste quelques fois par jour en étant complètement sur le pilote automatique, non? Je suis certaine que si nous n’avions pas une sensation de fraîcheur dans la bouche pour nous rappeler cette étape, on retournerait sans doute au lavabo à l’occasion pour recommencer l’opération.

Or, quelle belle façon de développer la pleine conscience et faire un exercice de respiration (pranayama) à chaque fois que l’on se brosse les dents tout en agissant concrètement pour réduire les eaux usées.

Peut-être, tout comme moi, vous avez l’habitude de vous brosser les dents en laissant l’eau couler? Sachez toutefois qu’en fermant les robinets pendant les instants où nous n’en avez pas besoin, c’est 25 fois moins d’eau que nous utilisons à chaque fois (même économie d’énergie quand  on se lave les mains).

Brossage de dents ou lavage de mains à robinet ouvert = 13,5 litres

Brossage de dents ou lavage de mains à débit contrôlé = 0,5 litre

Voilà donc une habitude (samskara) positive à instaurer.  Cette habitude bien ancrée peut donc être bonifiée en ajoutant quelques détails qui sauront nous garder en pleine conscience :

Durant 2 minutes (temps fortement suggéré par mon dentiste), on se brosse les dents en faisant un exercice respiratoire de 12 respirations (inspiration – 5 secondes, expiration – 5 secondes) en utilisant l’eau à débit contrôlé et restant concentré sur les bienfaits de la démarche.  Une des participantes à mes cours ferme même les yeux durant son rituel quotidien… 🙂

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Ainsi, si vous vous lavez les mains et les dents 6 fois durant la journée,

vous aurez réduit votre consommation quotidienne de 78 litres. 

WOW!

Brosser ses dents deviendra un exercice de méditation tout en étant bon pour l’environnement! C’est ce que l’on appelle le yoga en dehors du tapis, non? Mais si vous y tenez mordicus,  vous pouvez adopter la posture de l’arbre ou de la chaise pendant votre nouveau rituel!

Tout le monde sera content : vous…, Mère Nature, votre professeur de yoga…, vos élus… et même votre hygiéniste dentaire!

C’est l’appel à l’action de YOGA RONDEURS pour la Journée mondiale de l’eau!  Ça vous dit?

suzanne-yogaNAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

La voie d’une humaniste féministe…

Adolescente je n’étais pas fière d’être née fille.

Je trouvais que c’était bien du trouble. Une fois par mois, mes hormones me rappelaient à quel point je n’étais pas chanceuse et ça se voyait partout, j’en étais certaine! Mon visage rempli de boutons et je me baladais dans l’école en pensant que tout le monde savait que j’avais mes règles! Je n’aimais pas mes cheveux que je n’arrivais pas à dompter et je me disais que si on m’avait fait « gars » personne ne se serait soucié de mon apparence. Je trouvais la vie trop injuste!

Je trouvais aussi les gars plus sûrs d’eux, moins affectés. Ils pouvaient rire et parler fort et ils me semblaient à l’abri des agressions diverses que les filles pouvaient vivre!

Je trouvais que j’étais née du mauvais bord de la vie.

Je promenais mon état de femme à la manière de Caliméro, la tête basse, les vêtements trop grands pour cacher mes seins qui étaient une autre preuve de l’injustice qui m’affligeait.

J’avais quelques rares amies de fille, je me sentais mieux avec les gars. Ils étaient, à mon avis, plus directs, plus francs… Au fond maintenant, je réalise que je ne me sentais tout simplement pas en compétition avec eux. Je ne les observais pas pour me comparer et dresser la liste des choses à changer ou à améliorer pour être « parfaite », comme je le faisais avec les filles…

J’avais bien conscience qu’être fille au Québec était une bien meilleure avenue qu’à certaines places dans le monde, mais je trouvais tout de même que la liberté passait souvent par le fait d’être de sexe masculin.

J’ai grandi, j’ai vieilli, je suis devenue mère d’une fille et d’un garçon. J’ai grandi en tant que femme dans ce grand rôle que je m’étais donné. Je suis devenue plus affirmée et plus forte et surtout plus féministe.

Je me suis longtemps ignorée dans cette voie.

Je pensais que le féminisme était un mouvement pratiquant l’exclusion et moi je me targuais d’être une humaniste. Du côté de tous les êtres humains.

Jusqu’à ce jour où une grande dame m’a fait un brin d’histoire féministe. Elle ne voulait pas tant me convaincre que de me faire comprendre la beauté et la force de la lignée de femmes à laquelle j’appartiens et que nous appartenons toutes.

Elle a mis en lumière toute la force et la ténacité qu’il a fallu aux femmes pour se tenir debout, prendre en main leur santé, leur carrière, leur maternité, leur sexualité… J’en oublie certainement.

Ce qui allait de soi pour moi, n’avait pas été de tout repos pour elles, nos aïeules.

Et encore, on n’est pas encore arrivé à un degré où toutes femmes se sentent en sécurité dans leur sexualité, dans leur carrière, dans leur maternité, dans leur façon d’être femme…

Bien sûr qu’il reste du chemin à faire, mais son discours était un discours d’amour et de gratitude envers ces femmes qui nous ont faits femmes à notre tour…

Elle souhaitait que j’entre dans cette danse afin que je trace moi aussi, à ma manière un chemin plus lumineux pour les femmes qui suivront après moi. Qu’elles aient la chance de choisir leur chemin à leur guise, sans peur, avec la force qui nous caractérise. 88806416_o

Cette femme a tracé en moi la voie d’une humaniste féministe.

Elle a semé cette graine d’amour de cette lignée formidable à laquelle je contribue à mon tour, afin que le chemin soit toujours éclairé et devienne encore plus lumineux de jour en jour.

Je regarde tout autour de moi, j’observe ces femmes qui font partie de ma vie, j’ai toujours les cheveux en bataille, toujours quelques boutons par mois qui poussent… Mais ce n’est plus la compétition qui me relie à elles, mais bien nos rires, nos aspirations, nos rêves, nos échanges et notre sollicitude l’une envers l’autre.

Je suis fière de faire partie de la bande.

Je vous souhaite une bonne journée des femmes. Cette journée c’est celle de votre grand-mère, de votre mère, de votre sœur, de votre amie, de votre fille. C’est la journée où l’on doit regarder le chemin derrière, mais aussi celui à faire devant. Avec amour et acceptation.

Namasté!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

Profil de yogini – José Malo

J’ai rencontré José dans mes cours de yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle a tout de suite été un modèle, par son aisance et la façon dont elle aborde le yoga. Je pensais qu’elle en faisait depuis tellement longtemps! Eh bien non, elle en fait depuis moins longtemps que je ne le croyais. Ça fait trois ans plus ou moins qu’elle fréquente les classes de Suzanne Sirois dans divers studios de la région montréalaise.

Laissez-moi vous présenter José et ce qu’elle m’a laissé connaitre d’elle :

La vie adulte de José a été comme celle de bien des femmes que je connais, centrée sur le bien-être des gens qu’elle aime.

17141228_1415977215113223_1398224357_nElle s’est donnée entièrement dans sa vie de mère, de conjointe et elle a aussi été responsable de l’auberge de jeunesse à Tadoussac et de ce fait, a été à l’écoute et proche de la clientèle qui était soit touristique ou locale, pendant les mois d’hiver. Connaissant son sens de l’organisation et sa générosité, elle devait y mettre tout le soin nécessaire et tout le monde devait partir de là, le sourire aux lèvres!

Elle est revenue à Montréal pour s’occuper de sa mère qui était en fin de vie et du même coup de sa fille qui vivait en même temps une grossesse difficile qui s’est terminée par un accouchement qui l’a été tout autant, avec en prime une petite fille qui est née malade. Finalement sa fille et sa petite fille sont sorties de l’aventure en bonne santé et comme elle le dit si bien, le cours normal de la vie est arrivé dans le bonheur malgré la mort de sa maman.

Était par contre venu le temps de prendre soin d’elle. Elle en a fait en quelque sorte, sa nouvelle mission de vie.

Comme elle a toujours été une femme active, même sportive à certains moments de sa vie, il était bien évident qu’elle le ferait, mais en bougeant.

En ayant cette optique en tête, quand elle a vu que la boutique Sportive Plus offrait des ateliers de Yoga-Rondeurs gratuitement, elle a eu le goût d’essayer.

Ayant peu d’économies, cette option gratuite de bouger est arrivée avec une synchronicité qui répondait exactement à ce dont elle avait besoin. Elle a répété l’expérience toutes les semaines et a poursuivi depuis à faire du yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle n’a jamais été embêtée par l’optique « rondeurs » dans le nom. Elle a toujours eu un format qu’elle nomme elle-même « hors standard » et n’a jamais été ralentie ou exclue dans aucune activité pour ça. Elle n’en a rarement fait de cas et s’en tire assez bien au niveau de l’acceptation physique.

Quand je lui ai demandé pourquoi le yoga, elle qui semble si énergique, elle qui me fait l’effet d’une bombe d’énergie et que je verrais très bien sur un court de squash, m’a dit que le judo qu’elle a fait pendant plusieurs années l’a probablement préparé à cette discipline. Elle aimait autant le côté physique et sportif de ce sport que le côté spirituel et rituel du judo. Les salutations, la sagesse orientale par exemple.13921178_10154424823827774_1477098031306673097_n

Le yoga n’était pas non plus inconnu pour elle, car sa mère et ses tantes en ont fait bien avant que la mode « Lululemon » et du yoga chaud arrivent en ville! (C’est Suzanne Piuze qui a fait connaitre le yoga au public par des émissions à la télévision et écrit plusieurs livres vers la fin des années 60 et qui, dans les années70 a fondé un centre de yoga où elle a formé des professeurs de yoga dans la lignée du Hatha yoga.)

Pour José donc, cette discipline s’est imposée avec douceur, sans avoir besoin de pousser, de forcer quoi que ce soit. C’est pour elle une façon de prendre contact avec elle qui s’est souvent oubliée à travers les années. Il est important pour elle d’en faire au moins deux fois par semaine en studio et elle a pu en plus acquérir une base de pratique personnelle lors d’un cours donné par Suzanne Sirois en ce sens, l’an dernier.

En ce moment, elle poursuit sa démarche personnelle en suivant un cours professoral de yoga qui se terminera en 2019.

À la question : « Que vois-tu pour la suite des choses en yoga? »

La réponse est simple : la suite c’est la poursuite de ce qui est en ce moment, sans pression de finalité. Pour elle, le yoga s’inscrit dans une démarche plus large, plus globale dans l’optique de prendre soin d’elle. Que ce soit avec la clinique Muula pour bien comprendre sa relation avec la nourriture, qu’en marchant dehors tous les jours, le yoga elle le fait pour elle. Pour développer sa relation avec elle-même. Il se peut qu’elle devienne enseignante avec le temps, mais pour l’instant, le cours professoral c’est une façon d’ajouter une compréhension plus profonde dans sa pratique.

Je lui souhaite de tout mon cœur de rester en contact avec ce désir profond de prendre soin d’elle, parce que bien sûr qu’elle continue de prendre soin de ceux qu’elle aime et la connaissant, elle ne le fait pas à moitié!

Je suis reconnaissante d’avoir pu connaitre un peu plus cette dame énergique et je lui dis « Namasté » et à bientôt!

J’espère que vous avez apprécié cette rencontre autant que moi et qui sait, peut-être que c’est vous un jour que j’irai rencontrer pour mieux vous connaitre dans votre pratique!

Om Shanti!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

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