Multitâche : pourquoi notre cerveau dit stop et comment le yoga aide

Multitâche : pourquoi notre cerveau dit stop et comment le yoga aide

Septembre s’emballe, et si nous choisissions de ralentir ensemble ?


Septembre est arrivé. Les journées raccourcissent, les agendas se remplissent, et nous courons souvent plus que nous ne respirons.
La rentrée, c’est beau, c’est vivant… mais c’est aussi ce moment où nous nous sentons vite happées par mille tâches à la fois.

Pendant longtemps, on a glorifié l’art féminin du multitâche : préparer le repas, répondre à un message, surveiller les enfants, penser à demain. Mais aujourd’hui, la science nous rappelle une vérité essentielle : notre cerveau n’est pas conçu pour faire tout cela en même temps.
Et si ce texte devenait un rappel bienveillant à prendre soin de nous, autrement ?

ATTENDEZ, QUOI ? LA SCIENCE DIT…

Le multitâche n’est pas notre ami.

Nous avons toutes déjà essayé de répondre à un message tout en écoutant une réunion, tout en surveillant le four.  À la fin, on a l’impression d’avoir fait trois choses… mais souvent rien de vraiment abouti. Ce n’est pas un manque de volonté : c’est simplement que notre cerveau n’est pas conçu pour gérer plusieurs tâches à la fois.

Les neurosciences sont claires : ce que nous appelons « multitâche » est en réalité un saut constant d’une activité à une autre. Et chaque saut coûte cher : une petite partie de notre énergie mentale disparaît. Des chercheurs (Mark et al., 2008) ont montré que lorsqu’on est interrompues, il faut parfois plus de 20 minutes pour retrouver notre concentration initiale.  Ajoutons à cela les mini-tâches parasites qui s’accumulent, et nous comprenons pourquoi le multitâche laisse un goût d’épuisement.

Mais il existe une solution simple : les pauses conscientes.
Pas celles où l’on scrolle nos téléphones, mais celles qui régénèrent vraiment.
Et c’est là que le yoga nous offre des trésors.

👉 En quelques minutes seulement, nous pouvons :

  • Pratiquer la respiration Bhramari (un doux bourdonnement qui calme instantanément l’esprit),
  • Faire une torsion assise pour libérer les tensions accumulées dans le dos,
  • Ou simplement fermer les yeux, mains sur le cœur, et respirer profondément.

Ces gestes courts ont un effet immédiat : détente du système nerveux, regain d’attention, retour au calme. Des recherches (Gothe et al., 2019) montrent même que 20 minutes de yoga doux suffisent à améliorer la mémoire et la concentration.

Ajoutons à cela la méthode Pomodoro (25 minutes de focus, 5 minutes de pause) et nous obtenons un rythme de travail qui respecte vraiment nos capacités. Des études récentes (Zijlstra et al., 2021) confirment que cette alternance réduit la fatigue et renforce la motivation.

Notre cerveau n’est pas paresseux.
Il réclame simplement de l’espace, des pauses et un peu de respiration.
Et nos corps savent exactement comment l’accompagner. 🌸

L’Équipe Yoga Rondeurs


Et vous, comment vivez-vous la rentrée ?
Partagez vos petits trucs pour éviter le tourbillon du multitâche… ou rejoignez-nous le vendredi 5 septembre à 19h lors de notre escapade méditative gratuite pour expérimenter ensemble le pouvoir d’une vraie pause.

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Posture du mois: Dvipâda Pîtham

Souvent appelée la Table à deux pieds ou le Demi-pont, Dvipâda Pîtham est l’une de mes postures chouchous durant la saison chaude, où l’on a l’occasion de prendre le temps de s’attarder à des positions plus statiques, en instaurant notamment des bandha (contractions musculaires) ou des rythmes respiratoires plus complexes.

Dvipâda Pîtham est idéale pour cela et nous l’avons donc choisi comme posture vedette pour le mois d’août chez Yoga Rondeurs.

En plus de renforcer les jambes et les fessiers, elle est considérée comme une demi inversion et une position d’ouverture qui favorise l’amplification de la respiration avec des exercices respiratoires variés (Prânâyâma). 

On l’utilise aussi pour se familiariser davantage avec les différents Bandhas  (apprentissage des contrôles musculaires) :

  • Jâlandhara-bandha ou étirement de la nuque (rapprochement du menton et du sternum);
  • Uddiyana bandha ou rétraction de la paroi abdominale, laquelle est facilitée par la position inversée du corps et la tonicité moins importante nécessaire au niveau de la paroi abdominale;
  • Mûla-Bandha ou rétraction du plancher pelvien et du bas de la paroi abdominale, également facilitée pour les mêmes raisons qu’ Uddiyana bandha.

Avec la joie de la découverte au coeur, nous vous invitons à aborder Dvipâda Pîtham dans plusieurs de ses formes, notamment : en utilisant des supports (bloc, chaise, ballon), en soulevant les talons dans la posture aboutie, en soulevant une jambe à la verticale (Eka pâda) et en déposant le pied sur la jambe en appui au sol (Ardha Baddha Kona) histoire d’explorer une intensification de la posture, en instaurant des rythmes respiratoires particulier…

Bref, c’est à quoi nous vous convions en août dans nos classes et j’ai bien hâte de commencer dès ce soir à Anjou!

NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Pour l’Équipe Yoga Rondeurs


Plusieurs séances contiennent cette posture sur la plateforme virtuelle de Yoga Rondeurs.

C’est un rendez-vous aussi: https://espace.yoga-rondeurs.net/

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