Expansion, joie et ouverture

Expansion, joie et ouverture

Dans la continuité de notre escapade méditative du 1e mai dernier

Lors de notre dernière escapade méditative, nous avons pris un moment pour explorer une question toute simple… et pourtant essentielle :

Que se passe-t-il lorsque l’on crée un peu plus d’espace en soi ?

À travers le corps… le souffle… et la présence…

Plusieurs ont nommé une sensation d’ouverture… quelque chose de subtil, mais profondément apaisant. Et pourtant, dans le quotidien, il arrive que l’inverse s’installe doucement.

Avec le temps, le corps peut se faire plus discret. Le haut du dos s’arrondit progressivement, le souffle devient plus court, plus intérieur, et une impression de fermeture peut apparaître. Ce ressenti n’est pas qu’une impression : il s’appuie sur des transformations physiologiques bien documentées.

La diminution de la taille avec l’âge est un phénomène reconnu. À partir de la quarantaine, la perte moyenne est estimée à environ 1 cm par décennie, avec une accélération chez les femmes après la ménopause (Sorkin et al., 1999 ; Huang et al., 2013). Cette évolution s’explique principalement par la déshydratation et l’amincissement des disques intervertébraux, la diminution de la masse musculaire (sarcopénie) et les changements de densité osseuse (Roubenoff, 2000 ; NIH, 2018).

La bonne nouvelle, c’est que certaines de ces transformations peuvent être ralenties, et parfois même partiellement compensées  par le mouvement et la posture.

À cela s’ajoute une augmentation fréquente de la cyphose thoracique, soit l’enroulement du haut du dos. Cette modification posturale est associée à un affaiblissement des muscles extenseurs du tronc, à des habitudes de vie sédentaires et à certaines adaptations liées à la fatigue ou au stress (Kado et al., 2004). Cette posture peut également avoir des impacts fonctionnels, notamment une diminution de la capacité pulmonaire et de l’expansion de la cage thoracique (Di Bari et al., 2004).

Des études ont montré que cette posture plus arrondie peut réduire l’espace respiratoire… mais aussi que des exercices ciblés peuvent améliorer l’alignement et redonner de la mobilité au haut du dos.

Ces transformations ne sont pas irréversibles. Le corps possède une remarquable capacité d’adaptation. Des études en biomécanique et en réadaptation montrent que la posture peut être améliorée par des interventions simples et régulières : le renforcement musculaire, les étirements et le travail de mobilité contribuent à améliorer l’alignement et la fonction de la colonne vertébrale (Katzman et al., 2017). Le yoga, en particulier, a démontré des effets positifs sur la posture, la force musculaire et la flexibilité (Cramer et al., 2013).

La respiration joue également un rôle central dans ce processus. Une respiration plus ample, impliquant le diaphragme et les muscles intercostaux, favorise une meilleure oxygénation et améliore la mobilité thoracique. Elle agit aussi sur le système nerveux autonome en stimulant la branche parasympathique, associée à la détente et à la régulation émotionnelle (Brown & Gerbarg, 2005 ; Jerath et al., 2015). Ainsi, en modifiant légèrement la posture et le souffle, il est possible d’influencer aussi l’état intérieur.

Sur le plan physiologique, respirer plus lentement et plus profondément envoie un signal de sécurité au corps… ce qui favorise naturellement la détente et un état intérieur plus ouvert.


C’est peut-être là que la science et le yoga se rejoignent… dans cette idée que de petits gestes répétés peuvent transformer progressivement notre état physique et intérieur.

Par des gestes simples comme :

  • ouvrir doucement la poitrine,
  • soutenir le haut du dos,
  • s’étirer,
  • respirer un peu plus largement.

Ce faisant, il devient possible de recréer de l’espace dans le corps. Ces micro ajustements participent à transformer progressivement notre manière d’habiter le corps.

Dans la tradition yogique, on pourrait parler de bhāvanā, une qualité que l’on cultive avec douceur. Ici, celle de l’ouverture… que l’on explore sur le tapis, et que l’on laisse doucement prendre place dans la vie de tous les jours.

Non pas une ouverture forcée ou spectaculaire, mais une disponibilité progressive, une façon de laisser plus de place à la respiration, au mouvement… et à l’expérience.

Et peut-être que c’est cela que plusieurs ont ressenti lors de notre escapade…

Que l’expansion n’est pas quelque chose à atteindre. Que l’ouverture est déjà possible. Et que la joie… n’est pas quelque chose à chercher… mais quelque chose qui peut émerger lorsqu’il y a un peu plus d’espace.


Poursuivre l’exploration

Si vous avez envie de revisiter cette expérience… ou simplement de vous offrir un moment pour ressentir cela de l’intérieur… Je vous laisse ici la rediffusion (disponible pour un temps limité).

👉  https://yogarondeurs.thinkific.com/courses/expansion

Une invitation à prendre ce temps… à votre rythme… sans attente.

👉  https://espace.yoga-rondeurs.net/

💛 Et peut-être… simplement vous ouvrir… juste un peu.


NAMASTÉ !

L’équipe Yoga Rondeurs


Références

  • Richard P. Brown & Patricia L. Gerbarg (2005).
    Sudarshan Kriya yogic breathing in the treatment of stress, anxiety, and depression: Part I—Neurophysiologic model.
    Journal of Alternative and Complementary Medicine, 11(1), 189–201.
  • Holger Cramer et al. (2013).
    Yoga for depression: A systematic review and meta-analysis.
    Depression and Anxiety, 30(11), 1068–1083.
  • Marco Di Bari et al. (2004).
    Kyphosis and pulmonary function in older persons.
    Journal of the American Geriatrics Society, 52(12), 2061–2066.
  • Ming-Hui Huang et al. (2013).
    Height loss, vertebral fractures, and mortality in older women.
    Journal of Bone and Mineral Research, 28(8), 1793–1799.
  • Ravi Jerath et al. (2015).
    Physiology of long pranayamic breathing: Neural respiratory elements may provide a mechanism that explains how slow deep breathing shifts the autonomic nervous system.
    Medical Hypotheses, 85(5), 486–496.
  • Deborah M. Kado et al. (2004).
    Hyperkyphotic posture predicts mortality in older community-dwelling men and women.
    Journal of the American Geriatrics Society, 52(10), 1662–1667.
  • Wendy B. Katzman et al. (2017).
    Targeted spine strengthening exercise and posture training program to reduce hyperkyphosis in older adults: Results from a randomized controlled trial.
    Osteoporosis International, 28(10), 2831–2841.
  • Ronenn Roubenoff (2000).
    Sarcopenia: Effects on body composition and function.
    Journal of Gerontology: Medical Sciences, 55A(12), M716–M724.
  • Jennifer D. Sorkin et al. (1999).
    Longitudinal change in height of men and women: Implications for interpretation of the body mass index.
    Journal of the American Geriatrics Society, 47(6), 706–709.
  • NIH Osteoporosis and Related Bone Diseases National Resource Center (2018).
    Osteoporosis Overview.
    National Institutes of Health.

 

Le triangle latéral — explorer l’espace… sans chercher à aller plus loin

La posture du triangle latéral — Parshva Trikonasana — offre une combinaison intéressante d’ouverture, d’allongement, d’étirement et de défi pour le corps et l’esprit.

Elle cible des zones du corps souvent touchées par le stress du quotidien, permettant de retrouver à la fois ancrage, réconfort… et une certaine forme de libération. Toutes les figures géométriques du triangle tracées par le corps contribuent à créer une sensation d’harmonie et d’équilibre.

Et pourtant… D’apparence extérieure simple, le triangle latéral est une posture bien plus subtile qu’on ne le pense… Une posture qui peut nous en apprendre beaucoup sur nous-même.


Une posture… et un miroir intérieur

J’aime parfois dire, avec un petit sourire, que le triangle est la posture de l’égo. Non pas dans un sens négatif… mais dans ce qu’elle révèle.

Car bien souvent, une petite tendance apparaît : celle de vouloir descendre plus bas… de vouloir toucher le sol… Comme si la profondeur de la posture devenait un objectif.

Et doucement… sans même s’en rendre compte… on dénature l’intention première de la posture. Le triangle devient alors une flexion vers le sol… plutôt qu’un étirement latéral.


Retrouver le sens de la posture

Dans le triangle, ce que nous cherchons avant tout… c’est de créer de l’espace.

Un espace dans les côtés du corps… dans la respiration… dans la posture elle-même.

Peut-être que l’image la plus juste est celle-ci : Se sentir entre deux murs. Le corps reste dans un même plan… le cœur s’ouvre… les flancs s’allongent… Et la main… vient simplement se déposer là où c’est juste. Pas là où c’est le plus bas. Mais là où le corps peut respirer.


Les bienfaits du triangle

Au-delà de son aspect introspectif, le triangle offre de nombreux bienfaits :

Physiques

  • Tonifie et assouplit les jambes
  • Renforce la ceinture abdominale
  • Soutient la colonne vertébrale
  • Favorise un meilleur alignement postural
  • Travaille la musculature profonde

Respiratoires

  • Ouvre la cage thoracique
  • Amène de l’espace dans la respiration
  • Favorise une respiration plus latérale

Équilibre global

  • Contribue à l’équilibre du système nerveux
  • Apporte une sensation de stabilité et d’ouverture à la fois

En cas de déséquilibre postural, Parshva Trikonasana peut soutenir un réalignement du corps… en douceur… et avec régularité.


Quelques astuces pour entrer dans la posture

  • Sentir le mouvement partir de la hanche
  • Garder les deux côtés du tronc bien allongés
  • Imaginer le corps entre deux murs
  • Utiliser un bloc, une chaise… ou la cuisse comme support

Et surtout…  👉 Laisser la posture s’adapter à nous… et non l’inverse


Une posture vivante

En fin de compte, le triangle nous apprend à devenir plus spacieuse… plus vivante… À habiter notre corps autrement…

Avec curiosité… et peut-être… avec un peu plus de douceur.


Pour pratiquer avec nous

Sur la plateforme Espace Yoga Rondeurs, vous pourrez explorer cette posture à travers différentes séances :

  • Créer de l’espace et de la légèreté avec Julie
  • Postures debout pour délier le corps avec Suzanne
  • Énergie matinale avec Chantal

En guise de clôture

Peut-être que le triangle n’est pas une posture à réussir… Mais une posture à écouter.

Une posture où… parfois… moins devient plus. Et où… dans cet espace retrouvé… quelque chose en nous peut simplement se déposer.


NAMASTÉ
Suzanne
pour l’équipe Yoga Rondeurs 💙

Brossage à sec – Stimuler la circulation et alléger Kapha au printemps

Brossage à sec

Stimuler la circulation et alléger Kapha au printemps

Le printemps est une saison de remise en mouvement.

Après les mois plus lents de l’hiver, il est naturel de ressentir une certaine lourdeur : énergie plus basse, sensation de stagnation, besoin de faire circuler.

En Ayurveda, cette période correspond à la saison Kapha, associée à la stabilité, à l’humidité, à la lenteur et à la structure. Des qualités précieuses… mais qui, en excès saisonnier, peuvent se manifester par une impression d’inertie ou de congestion.

Le brossage à sec, aussi appelé garshana, est un rituel simple et efficace pour accompagner cette transition.


🌿 Pourquoi brosser la peau ?

Notre peau est le plus grand organe du corps. Elle joue un rôle essentiel dans :

  • la protection

  • la thermorégulation

  • la sensibilité

  • et le soutien des fonctions d’élimination

Sous la surface de la peau circule le système lymphatique, responsable notamment du transport des déchets métaboliques et du soutien immunitaire.

Contrairement au système sanguin, la lymphe ne possède pas de pompe centrale comme le cœur. Elle dépend du mouvement musculaire et des stimulations mécaniques pour circuler efficacement.

Le brossage à sec offre précisément cette stimulation douce.


🌾 Les bienfaits possibles

Pratiqué régulièrement, le brossage à sec peut :

  • stimuler la circulation lymphatique

  • soutenir la circulation sanguine

  • exfolier les cellules mortes

  • améliorer la texture et la tonicité de la peau

  • créer une sensation immédiate de légèreté

  • favoriser un réveil énergétique naturel

Certaines personnes observent également une amélioration de l’éclat cutané grâce à la stimulation des tissus.

Au-delà des effets physiques, ce rituel agit aussi sur l’énergie : il réchauffe, dynamise et clarifie — exactement ce dont Kapha a besoin au printemps.


✨ Une lecture ayurvédique

Kapha est constitué des éléments Eau et Terre. Il apporte stabilité, patience, douceur et ancrage. Mais lorsque ces qualités deviennent dominantes au changement de saison, on peut ressentir  de la lourdeur, de la lenteur, de la congestion, de l’attachement à l’inertie.

Le brossage à sec apporte les qualités opposées :

  • chaleur

  • stimulation

  • mouvement

  • légèreté

En Ayurveda, on équilibre par les contraires. On ne combat pas Kapha. On l’harmonise.


🌼 Comment procéder

Le moment idéal : le matin, avant la douche.

Matériel :
Une brosse en poils naturels, utilisée à sec.

Technique :

  • Brosser la peau en mouvements circulaires ou en balayages longs.

  • Commencer par les pieds et remonter vers le torse.

  • Puis des mains vers la poitrine.

  • Toujours orienter les mouvements en direction du cœur, suivant le flux de la lymphe.

Durée : 2 à 3 minutes suffisent.

Ensuite, prendre une douche pour éliminer les cellules exfoliées et, si désiré, appliquer une huile légère.


⚠️ Précautions

Éviter les zones : seins, blessures, coups de soleil, varices importantes, peau irritée ou très sensible.

La pression doit être stimulante, jamais douloureuse.
Ne pas mouiller la brosse.
La nettoyer régulièrement.


🌾 Une mini-routine Kapha du matin

Pour aller plus loin, vous pouvez intégrer le brossage à sec dans un petit rituel matinal de 5 à 10 minutes, spécialement adapté à la saison Kapha.

1. Brossage à sec – 2 à 3 minutes
Stimule la circulation, réchauffe les tissus et éveille la peau.

2. Douche tiède à chaude
La chaleur soutient Kapha et aide à dissoudre la stagnation.

3. 5 cycles de Respiration de la Joie
Un souffle dynamique pour activer la vitalité intérieure.

4. Un verre d’eau chaude ou une tisane
Pour soutenir la digestion et accompagner l’élimination naturelle.

Quelques minutes suffisent!

En saison Kapha, ce sont les petits gestes répétés qui font circuler l’énergie et soutiennent la transition vers le printemps.


🌿 Accompagner le passage

Le printemps ne nous demande pas de tout changer. Il nous invite à remettre doucement l’énergie en mouvement.

Un brossage conscient.
Un souffle plus ample.
Un peu de chaleur au réveil.

En saison Kapha, ces gestes simples soutiennent la transition et nous aident à faire circuler ce qui cherche naturellement à s’éveiller.

Pas à forcer.
Pas à brusquer.

Simplement à accompagner.

Et peut-être à découvrir que le renouveau commence souvent par de très petits rituels.


Stimulons notre circulation et allégeons Kapha ce printemps !

L’Équipe Yoga Rondeurs

Respiration de la joie – Quand la science rencontre le renouveau du printemps

RESPIRATION DE LA JOIE

Quand la science rencontre le renouveau du printemps

Le printemps n’arrive pas seulement dans le calendrier.
Il arrive dans notre physiologie.

Après des mois où la lumière diminue, où le corps ralentit et où notre métabolisme s’ajuste à l’hiver, mars devient un moment charnière. Pourtant, il n’est pas rare que notre énergie tarde à suivre l’élan saisonnier.

Si vous sentez encore un peu de lourdeur, un plateau de fatigue en milieu d’après-midi ou une difficulté à démarrer la journée avec élan, la Respiration de la Joie est un merveilleux pont entre l’hiver et le renouveau.

Une pratique simple, dynamique, accessible et étonnamment soutenue par la science.


🌿 Ce que la science nous dit

1. Oxygénation et clarté mentale

Les inspirations profondes en trois temps augmentent le volume d’air inspiré et favorisent une meilleure oxygénation sanguine. Une respiration ample stimule le diaphragme, améliore les échanges gazeux et soutient la circulation.

Résultat :

  • plus de clarté mentale

  • moins de sensation de brouillard

  • un regain d’énergie mesurable

Lorsque nous respirons superficiellement (respiration haute et rapide), le corps peut maintenir un état de vigilance inutilement élevé. Une respiration volontaire, ample et rythmée permet de réguler cet état interne et d’influencer directement notre niveau d’activation.


2. Cortisol et réveil physiologique

La fin de l’hiver peut laisser une fatigue persistante. La diminution de lumière influence la sécrétion de mélatonine et, indirectement, la régulation du cortisol — hormone impliquée dans l’éveil et la mobilisation énergétique.

Les respirations dynamiques comme la Respiration de la Joie :

  • stimulent modérément le système nerveux sympathique

  • augmentent la fréquence cardiaque de façon contrôlée

  • soutiennent un état d’éveil sans surcharge

On obtient un effet de « réveil physiologique » plus profond qu’un simple stimulant externe, mais sans agitation excessive.


3. Endorphines et humeur

Le mouvement coordonné au souffle favorise la libération d’endorphines et soutient la dopamine, deux neurotransmetteurs liés à la motivation et au bien-être.

Après quelques cycles, plusieurs observent :

  • chaleur douce

  • légèreté

  • sourire spontané

  • sensation d’expansion

Le corps bouge → le souffle s’amplifie → l’énergie circule → l’humeur s’allège.


4. Agni et circulation

En yoga et en Ayurveda, on parle d’agni, notre feu digestif. Les mouvements amples des bras, la mobilisation du tronc et l’expiration sonore « AH » stimulent la région thoraco-abdominale.

Physiologiquement :

  • le diaphragme masse les organes

  • la circulation s’active

  • la stagnation diminue

Idéal au printemps, saison associée à la fonte et à la remise en mouvement.


✨ Une lecture plus poétique

Le printemps n’est pas une explosion.
C’est une montée.

Une sève invisible qui recommence à circuler.

La Respiration de la Joie, c’est comme ouvrir les fenêtres du corps.
Les bras montent comme des branches vers la lumière.
Le souffle s’élargit.
Puis le « AH » libère ce qui n’a plus besoin d’être porté.

Il ne s’agit pas d’ajouter de l’énergie par-dessus la fatigue.
Il s’agit de permettre à l’énergie déjà là de circuler.


🌾 Encadré spécial – Transition Kapha → Élan printanier

En Ayurveda, la fin de l’hiver et le début du printemps correspondent à la période Kapha.

Kapha apporte : la stabilité, l’ancrage, la douceur, la patience, la loyauté, la compassion.  Mais en excès, Kapha peut aussi se manifester par : de la lourdeur, de la lenteur, de la congestion et une motivation plus faible.

La Respiration de la Joie est particulièrement adaptée à cette transition parce qu’elle :

✔️ réchauffe sans épuiser
✔️ mobilise les bras et la cage thoracique
✔️ stimule la circulation
✔️ soutient la clarté mentale
✔️ crée de l’enthousiasme

Ce n’est pas une pratique agressive. C’est un passage. Elle honore les qualités stables de Kapha… tout en invitant le mouvement.

Un peu comme faire fondre la neige au soleil.


Comment la pratiquer

7 à 10 cycles suffisent.

Debout, pieds largeur des hanches. Genoux légèrement fléchis. Colonne longue.

  1. Expirez complètement.

  2. Inspirez en levant les bras devant vous — petite pause.

  3. Continuez l’inspiration en ouvrant les bras en croix — pause.

  4. Terminez l’inspiration en levant les bras au-dessus de la tête — pause.

  5. Expirez en vous penchant légèrement vers l’avant, bras relâchés vers l’arrière, en laissant sortir un AH franc et libérateur.

Puis fermez les yeux. Mains près du cœur. Observez.


Respirer le passage, ensemble

Mars est un seuil.

Dans notre Escapade méditative et dans nos cours Yoga Rondeurs ce mois-ci, nous respirerons ce passage ensemble.

Attendez-vous à ouvrir les bras, à libérer le « AH », et à sentir la sève du printemps circuler en vous.


Au plaisir de vous retrouver en mars !

L’Équipe Yoga Rondeurs

Et si janvier était un mois pour hiberner (un peu) ?

Chaque début d’année arrive avec son lot d’injonctions.
Se remettre au sport. Changer enfin ses habitudes. Etc.

Les médias, les réseaux sociaux, les affiches… tout semble nous pousser à redémarrer fort, comme si notre valeur dépendait de notre capacité à performer dès le 1er janvier.

Et pourtant… comment allons-nous vraiment, là, maintenant ?


Beaucoup d’entre nous arrivent en janvier fatiguées, parfois essoufflées par une année dense, un stress chronique qui s’est installé sans trop demander la permission. Le corps porte encore l’empreinte de l’automne, de l’hiver qui s’est posé, du manque de lumière, du froid, des responsabilités accumulées.

Ce ressenti n’est pas qu’une impression personnelle.
Les recherches en chronobiologie montrent que nos rythmes biologiques, notamment ceux qui régulent l’énergie, le sommeil et la vigilance, sont influencés par la lumière naturelle. En hiver, la diminution de la luminosité est associée, chez de nombreuses personnes, à une baisse d’élan, un besoin accru de repos et une sensibilité plus grande au stress.

Dans la nature, janvier n’est pas un mois d’expansion.
C’est un temps d’hibernation, de repos profond, de gestation silencieuse.
Pourquoi serions-nous les seules à devoir aller à contre-courant ?

Et si on déposait la pression des résolutions ?

Les études en psychologie du comportement montrent aussi que la majorité des résolutions du Nouvel An ne sont pas maintenues dans le temps, surtout lorsqu’elles reposent sur des objectifs exigeants, imposés à un organisme déjà fatigué. Autrement dit, demander plus d’effort à un corps en déficit d’énergie ne soutient pas nécessairement la santé, et peut même accentuer le découragement.

Et si, au lieu d’installer des rituels exigeants, nous choisissions des rituels doux ?
Des gestes simples qui ne demandent pas d’effort héroïque, mais qui soutiennent la vie en nous.

Des rituels qui disent au corps :
Je t’écoute.
Je te respecte.
Je ne te presse pas.

Cela peut ressembler à :

  • quelques respirations conscientes avant de sortir du lit

  • une pratique de mouvements lents, enveloppants, sans objectif à atteindre

  • un moment de silence, une tasse chaude tenue à deux mains

  • une posture soutenue par des coussins, des couvertures, du temps

  • l’autorisation de ne pas en faire plus, aujourd’hui

Les recherches sur le stress chronique confirment d’ailleurs l’importance de ces espaces de récupération : le repos, la régulation du souffle et la réduction des exigences soutiennent les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire à long terme.

Prendre soin, sans se corriger

Dans l’univers de Yoga Rondeurs, nous croyons profondément que le yoga n’est pas un outil pour se « réparer », mais un espace pour se rencontrer.
Un espace où le repos est une pratique (tapas) à part entière.
Où la douceur est une force.
Où l’on cultive la relation au corps plutôt que la domination de celui-ci.


C’est dans cet esprit que résonne ce rappel de K. Desikachar :

 »Une nouvelle année nous invite à la réflexion, mais elle nous invite aussi à l’engagement.
Nous sommes invitées à faire une promesse sincère envers le soin de nous-mêmes.

Rappelons-nous : prendre soin de soi n’est pas égoïste.
C’est une expression de respect pour la vie qui nous a été confiée,
et pour le corps et l’esprit à travers lesquels
nous servons les autres et donnons forme à notre raison d’être.

Nous nourrir physiquement, émotionnellement et spirituellement,
c’est créer l’espace nécessaire pour aimer, pour donner
et pour nous tenir debout, fermement, dans notre vérité. »


Prendre soin n’est pas un luxe.
Ce n’est pas une récompense après l’effort.
C’est une condition de base pour habiter pleinement notre vie.

Hiberner encore… et semer plus tard

Une phrase entendue dans les derniers jours m’habite particulièrement :

 »J’ai encore besoin d’hiberner.
Ce n’est pas le moment de forcer l’élan, mais d’honorer le repos.
Les intentions viendront au printemps, portées par une vie qui renaît, naturellement. »

Cette idée rejoint autant la sagesse du vivant que ce que la science nous apprend : les phases de récupération précèdent les phases d’expansion.

Un sol épuisé ne porte pas de graines vigoureuses.

En ce début d’année, peut-être que la vraie intention n’est pas de changer qui nous sommes, mais de prendre le plus grand soin de ce qui est déjà là.

Nous n’avons rien à prouver.
Juste à habiter notre souffle, notre rythme, notre humanité.

Et si janvier devenait un mois pour hiberner encore un peu,
en confiance que le printemps saura, en son temps, nous remettre en mouvement. 🌱


Avec tendresse et lenteur,
Suzanne, en train d’honorer l’hiver 🕯️


Danser avec le vent d’automne

Danser avec le vent d’automne

Accepter les mouvements de la vie tout en restant profondément enracinée.


À chaque saison, notre pratique peut devenir un reflet de ce que la nature nous enseigne. L’automne invite à revenir à la terre, à s’ancrer dans ce qui est solide et stable, tout en laissant circuler l’énergie qui s’ouvre encore largement autour de nous. Le flow que nous vous proposons ce mois-ci illustre parfaitement cette recherche d’équilibre entre force, stabilité et expansion.

Le flow pas à pas

  • Tadasana (la montagne) : une posture d’ancrage par excellence. Les pieds enracinés dans le sol, le souffle qui circule dans tout le corps, cette posture nous invite à la présence et au centrage.

  • L’étoile : ouverture des bras et des jambes, comme pour accueillir pleinement ce qui vient. La posture nous met en contact avec l’espace autour de nous et éveille notre vitalité.

  • Guerrier II (Virabhadrasana II) : force, stabilité et regard clair. Les jambes puissantes soutiennent le corps, tandis que les bras s’étendent dans les deux directions, entre passé et futur, pour habiter pleinement le présent.

  • Guerrier exalté (Viparita Virabhadrasana) : une invitation à la fluidité et à la grâce. Le mouvement ouvre le côté du corps, libère la respiration et nous rappelle que la force peut se marier à la douceur.

Les bienfaits de ce flow

Pratiqué en séquence, ce flow est particulièrement adapté à l’automne :

  • Ancrage et stabilité : Tadasana et le Guerrier II nous ramènent vers le bas du corps, renforcent les jambes et nourrissent notre sentiment de sécurité intérieure.

  • Force et ouverture : les bras qui s’élancent dans l’étoile et le guerrier exalté ouvrent la cage thoracique et invitent à respirer plus amplement, libérant ainsi les tensions accumulées.

  • Circulation de l’énergie : l’enchaînement fluide de ces postures permet de mobiliser le souffle et de garder une vitalité douce, en harmonie avec la saison.

  • Équilibre émotionnel : ce flow nous aide à conjuguer la stabilité (terre) et l’expansion (espace), deux qualités précieuses pour traverser les changements automnaux.

Bhavana : Danser avec le vent d’automne

Ce titre devient aussi une intention intérieure. Dans chaque posture, laissez le souffle vous guider comme une brise. L’ancrage solide de vos pieds vous permet de vous balancer, de vous ouvrir et de vous élever en confiance. Danser avec le vent d’automne, c’est accepter les mouvements de la vie tout en restant profondément enracinée.

En conclusion

Comme les arbres qui laissent aller leurs feuilles tout en gardant leurs racines profondément ancrées, ce flow nous invite à trouver stabilité et légèreté à la fois. À chaque posture, nous déposons ce qui n’est plus nécessaire et nous ouvrons notre souffle à ce qui est vivant. Ainsi, l’automne devient une saison d’équilibre : un temps pour se rassembler en soi, tout en continuant de s’ouvrir au monde avec confiance et douceur.

L’Équipe Yoga Rondeurs


Multitâche : pourquoi notre cerveau dit stop et comment le yoga aide

Multitâche : pourquoi notre cerveau dit stop et comment le yoga aide

Septembre s’emballe, et si nous choisissions de ralentir ensemble ?


Septembre est arrivé. Les journées raccourcissent, les agendas se remplissent, et nous courons souvent plus que nous ne respirons.
La rentrée, c’est beau, c’est vivant… mais c’est aussi ce moment où nous nous sentons vite happées par mille tâches à la fois.

Pendant longtemps, on a glorifié l’art féminin du multitâche : préparer le repas, répondre à un message, surveiller les enfants, penser à demain. Mais aujourd’hui, la science nous rappelle une vérité essentielle : notre cerveau n’est pas conçu pour faire tout cela en même temps.
Et si ce texte devenait un rappel bienveillant à prendre soin de nous, autrement ?

ATTENDEZ, QUOI ? LA SCIENCE DIT…

Le multitâche n’est pas notre ami.

Nous avons toutes déjà essayé de répondre à un message tout en écoutant une réunion, tout en surveillant le four.  À la fin, on a l’impression d’avoir fait trois choses… mais souvent rien de vraiment abouti. Ce n’est pas un manque de volonté : c’est simplement que notre cerveau n’est pas conçu pour gérer plusieurs tâches à la fois.

Les neurosciences sont claires : ce que nous appelons « multitâche » est en réalité un saut constant d’une activité à une autre. Et chaque saut coûte cher : une petite partie de notre énergie mentale disparaît. Des chercheurs (Mark et al., 2008) ont montré que lorsqu’on est interrompues, il faut parfois plus de 20 minutes pour retrouver notre concentration initiale.  Ajoutons à cela les mini-tâches parasites qui s’accumulent, et nous comprenons pourquoi le multitâche laisse un goût d’épuisement.

Mais il existe une solution simple : les pauses conscientes.
Pas celles où l’on scrolle nos téléphones, mais celles qui régénèrent vraiment.
Et c’est là que le yoga nous offre des trésors.

👉 En quelques minutes seulement, nous pouvons :

  • Pratiquer la respiration Bhramari (un doux bourdonnement qui calme instantanément l’esprit),
  • Faire une torsion assise pour libérer les tensions accumulées dans le dos,
  • Ou simplement fermer les yeux, mains sur le cœur, et respirer profondément.

Ces gestes courts ont un effet immédiat : détente du système nerveux, regain d’attention, retour au calme. Des recherches (Gothe et al., 2019) montrent même que 20 minutes de yoga doux suffisent à améliorer la mémoire et la concentration.

Ajoutons à cela la méthode Pomodoro (25 minutes de focus, 5 minutes de pause) et nous obtenons un rythme de travail qui respecte vraiment nos capacités. Des études récentes (Zijlstra et al., 2021) confirment que cette alternance réduit la fatigue et renforce la motivation.

Notre cerveau n’est pas paresseux.
Il réclame simplement de l’espace, des pauses et un peu de respiration.
Et nos corps savent exactement comment l’accompagner. 🌸

L’Équipe Yoga Rondeurs


Et vous, comment vivez-vous la rentrée ?
Partagez vos petits trucs pour éviter le tourbillon du multitâche… ou rejoignez-nous le vendredi 5 septembre à 19h lors de notre escapade méditative gratuite pour expérimenter ensemble le pouvoir d’une vraie pause.

Lien pour s’inscrire : Pour recevoir le lien zoom

 


 

La méthode « Sādhana Pada », cœur vivant des Yoga-Sutra

Le Sādhana Pada, cœur vivant des Yoga-Sutra

Un chemin simple et profond pour la vie d’aujourd’hui


Les Yoga-Sutra de Patañjali se présentent en quatre chapitres qui, ensemble, forment une véritable carte de la transformation intérieure. Le Samādhi Pada (livre I) décrit l’état d’union profonde, souvent réservé à celles et ceux qui ont déjà parcouru une longue route spirituelle.

Ce livre II me touche particulièrement car il ramène l’expérience du yoga dans la vie de tous les jours.

Dans ce chapitre, Patañjali expose le Kriyā Yoga comme un engagement fait d’effort juste, d’étude de soi et de confiance, ainsi que les huit étapes du yoga (aṣṭāṅga-yoga). Ces enseignements sont autant de repères concrets pour le pratiquant moderne : comment purifier ses habitudes, apaiser son mental, développer la clarté et avancer avec régularité.

Ce qui me frappe, c’est l’équilibre du message

Il ne promet pas des résultats rapides ni spectaculaires, mais rappelle la valeur de la persévérance, de la simplicité et de l’humilité. Dans un monde souvent marqué par la distraction, la performance ou la quête d’immédiateté, ce chapitre nous invite à revenir à une pratique progressive, réaliste et durable.

Les livres suivants, le Vibhūti Pada (III) et le Kaivalya Pada (IV), abordent les fruits de la pratique avancée, les pouvoirs subtils et la libération ultime.

Mais le livre II demeure, à mes yeux, la fondation indispensable : une sorte de boussole intemporelle qui permet de ne pas se perdre, que l’on soit débutant ou avancé.

C’est d’ailleurs le chapitre que j’aime le plus transmettre, car il ouvre à des changements réels et tangibles dès ses premiers versets. Les deux premiers sūtra du Sādhana Pada sont déjà une invitation puissante : entrer dans une pratique vivante, disciplinée, qui éclaire notre quotidien et transforme notre manière d’être.

À chaque lecture, je redécouvre la fraîcheur de ces enseignements comme on retrouve une source claire au détour du chemin.

Ils m’accompagnent dans ma vie personnelle, mais aussi dans la joie de la transmission : car ce texte, bien que millénaire, continue d’allumer des étincelles de clarté et de paix dans le cœur de celles et ceux qui le rencontrent.

Pour moi, le Sādhana Pada est ce retour constant à l’essentiel : un yoga humble, concret et universel, qui nous apprend à vivre simplement et pleinement, en 2025 comme aux temps anciens.


À partir du 1er octobre, Julie et moi offrons une formation de 20h en ligne sur le sujet. 

Voir tous les détails ici : Lien pour info et s’inscrire


Suzanne Sirois

Formatrice accréditée du Centre de transmission du yoga


Plongée méditative avec la respiration de l’abeille (Bhramari)

Le Bhramari Pranayama, aussi appelé la respiration de l’abeille, est une invitation à ralentir, à déposer doucement le tumulte pour rétablir paix et clarté dès les premières respirations. C’est une pratique simple et puissante, particulièrement bénéfique pour traverser la période de la rentrée et retrouver calme et stabilité au cœur du mois de septembre.

Bienfaits profonds et palpables

Le bourdonnement méditatif de Bhramari calme le mental, soulage le stress, l’anxiété, l’agitation et même les migraines. Il renforce la voix, aide à libérer les sinus et favorise la concentration, le sommeil et la mémoire.

Des recherches récentes confirment ces effets :

  • une étude de 2023 a montré que le Bhramari produit l’indice de stress le plus bas comparé à l’activité physique, au sommeil ou au stress émotionnel¹ ;
  • une étude pilote de 2025 a révélé une diminution significative du stress et une amélioration du sommeil chez des travailleurs après 15 jours de pratique quotidienne² ;
  • un essai clinique randomisé de 2024 a observé une baisse de près de 18 % du cortisol sanguin et une nette amélioration de la qualité du sommeil chez des personnes souffrant d’insomnie³.

Technique raffinée pour vos pratiques quotidiennes

Position : asseyez-vous confortablement, en tailleur ou sur une chaise, le dos droit, sans tension.

Geste (Shanmukhi Mudra) : placez légèrement vos pouces sur les tragus (petit cartilage du conduit auditif), et laissez les autres doigts effleurer le visage pour approfondir la concentration (optionnel).

Inspiration : longue, profonde, en Ujjayi (souffle du victorieux) ou simplement naturelle et consciente.

Expiration : lente, prolongée, en émettant un bourdonnement continu depuis le fond de la gorge, comme le son d’une abeille.

Un exemple de cadence : 12 cycles inspir–expir avec mudra, en visant une expiration deux fois plus longue que l’inspiration (par exemple 4 secondes d’inspiration, 8 secondes d’expiration). Puis, relâchez la mudra et observez la respiration naturelle pendant quelques cycles conscients.

Pourquoi cela fonctionne ?

– Étendre l’expiration active le système parasympathique, propice à la relaxation profonde.
– Le son vibrant modifie le rythme respiratoire et favorise un état méditatif.
– Les vibrations sonores produisent un massage subtil des sinus, de la boîte crânienne, du visage, du cou et de l’abdomen.

Une pratique pour septembre et au-delà

Quelques minutes suffisent pour expérimenter les effets bienfaisants de cette respiration :

– Paix intérieure, qui apaise le stress de la rentrée.
– Clarté mentale, propice à une meilleure concentration et à un sommeil de qualité.
– Harmonie physique, avec des tensions relâchées et une circulation d’énergie plus fluide.
– Un état méditatif nourri, facile à retrouver à tout moment de la journée.


Notes de bas de page

  1. Sharma P. et al., “Comparison of humming, physical activity, emotional stress and sleep using HRV analysis”, International Journal of Yoga, 2023. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10182780/
  2.  Sudhakar Reddy N., “Effect of Bhramari Pranayama on Occupational Stress and Sleep Quality of Corporate Workers – A Pilot Study”, ResearchGate, 2025.
  3.  Mehta N. et al., “Clinical efficacy of Bhramari Pranayama on serum cortisol levels and sleep quality in patients with primary insomnia”, Journal of Ayurveda and Integrative Medicine, 2024.

 

L’art de bien s’hydrater : simples gestes, grands effets

L’art de bien s’hydrater : simples gestes, grands effets

On nous dit souvent de boire plus d’eau. Et c’est vrai. Mais ce qu’on oublie de dire, c’est qu’il y a aussi une façon de bien s’hydrater. Parce que certaines bonnes intentions peuvent, sans qu’on s’en rende compte, perturber le corps plus que l’aider. Voici donc mes conseils pour que l’eau redevienne ce qu’elle est vraiment : une alliée douce, et non un poids à digérer.
Premier réflexe à oublier : boire un litre d’un coup pour “rattraper le temps perdu”.
Ce genre de raz-de-marée affole le système digestif, surcharge les reins, et provoque souvent des ballonnements. Le secret, c’est la constance. Buvez par petites gorgées, réparties dans la journée. Et si vous oubliez souvent de boire, une gourde avec des repères horaires peut être un excellent rappel bienveillant.
Autre piège courant : boire trop pendant les repas.
On pense aider la digestion, mais en réalité, on noie les sucs gastriques. Résultat : digestion ralentie, sensation de lourdeur. L’idéal ? Boire un verre d’eau environ 30 minutes avant de manger, et attendre une bonne heure après le repas pour vous réhydrater pleinement. À table, quelques petites gorgées suffisent.
Faites aussi attention à la température de l’eau.
L’eau très froide, surtout après le sport ou par forte chaleur, peut provoquer un choc pour le corps. Elle contracte les vaisseaux, freine la digestion, et fatigue inutilement. Préférez l’eau à température ambiante : elle est plus douce pour vos organes. Et après un effort, optez pour une eau fraîche, mais pas glacée.
Le matin, l’hydratation est essentielle.
Après une nuit sans boire, le corps a soif. Un verre d’eau tiède au réveil, avec un filet de citron si vous aimez, fait des merveilles : il stimule la digestion, réveille le foie et relance l’élimination en douceur. Si vous buvez du café, laissez à votre corps 15 minutes après le premier verre d’eau pour bien s’éveiller.
Et puis, n’oublions pas les minéraux.
Boire beaucoup d’eau, c’est bien… mais sans minéraux, on déséquilibre tout. Le corps a besoin de sodium, potassium, magnésium. Sinon ? Fatigue, crampes, petits vertiges peuvent apparaître. Une pincée de sel non raffiné dans votre gourde peut suffire, surtout en cas de transpiration importante. Et les aliments comme la banane, les épinards ou les amandes sont de précieux alliés. Après un effort, l’eau de coco est aussi une excellente option naturelle.
Quelques astuces pour terminer :
Gardez votre gourde près de vous toute la journée. Ne comptez pas sur la soif, elle arrive souvent trop tard. Pour varier les goûts, ajoutez des tranches de concombre, un brin de menthe, des framboises, ou un peu de basilic. Et surveillez la couleur de votre urine : si elle est jaune clair, tout va bien. Plus foncée ? Il est temps de boire.

Boire bien, c’est simple. Et ça change tout.

En résumé, buvez avec douceur et intention.

Boire lentement, c’est comme économiser son énergie.

Boire à jeun, c’est offrir un spa à vos organes.

Et l’eau tiède… c’est le cachemire du système digestif.

Prenez soin de vous, 
Julie 💧🌿 

(Texte inspiré de différentes publications vues sur les médias sociaux)