C’est à faire pleurer : 9 femmes sur 10 n’aiment pas leur corps

C’est à faire pleurer : 9 femmes sur 10 n’aiment pas leur corps. Chez les jeunes filles et les adolescentes, on parle d’une fille sur deux.

Ces chiffres ne sont pas que des statistiques. Derrière eux, se trouvent des filles et des femmes qui ont mal, qui ne s’aiment pas, qui ne se trouvent pas belles.

D’ailleurs, une enquête exclusive de Glamour (qui date un peu, remarquez…) révélait que 97% des femmes sont cruelles envers leur corps quotidiennement. En moyenne, les participantes auraient consigné 13 pensées négatives sur leur corps en 24h.

Est-ce que cela vous surprend? Moi, ça m’attriste profondément.

La récente campagne de sensibilisation de Vêtements Mandala démontre que la tendance à s’autoflageller est malheureusement encore bien présente aujourd’hui. Témoins de la souffrance des femmes, les propriétaires et leurs ambassadrices unissent leur voix pour lever le voile sur l’ampleur de ce phénomène de non-acceptation de soi  (voir l’article suivant : https://vetementsmandala.com/blogs/news/ces-jugements-qui-nous-hantent).

Comme le souligne Mikaël Bergeron dans LA VIE EN GROS :  « On tombe facilement dans le trop méchant, dans le trop brut, dans le trop violent. »

Si la bienveillance (Ahimsa) est une des grandes clés du bonheur, selon la philosophie du yoga, l’amour de soi devient un incontournable! Oui, cet appel à la bienveillance est en fait un appel à l’amour!

À l’aube de la prochaine décennie, mon souhait le plus cher est que nous plongions toute ensemble dans l’acceptation et dans la bienveillance!

Osons poser un regard différent sur nous, notre corps, notre temple, comme je me plais à le dire souvent.  Après tout, être bienveillant, c’est développer un respect immense pour qui nous sommes, ici et maintenant. Osons aimer qui nous sommes.

Je vous invite à vous laisser porter par les mots de Mikaël Bergeron :

Aimez-vous.

Appréciez qui vous êtes.

Vos failles, vos beautés, vos travers, vos forces, vos fragilités, vos singularités, vos étonnements, vos frustrations, vos limites, vos capacités, vos essais, vos idées tordues, vos passions, vos cicatrices, vos révoltes, vos gaffes, vos réussites, vos goûts, vos rêves, vos envies, vos craintes, vos frissons, vos excitations, vos instincts.

La vie est trop courte pour perdre du temps à ne pas s’aimer.

Je dis: AIMONS-NOUS! Accueillons qui nous sommes dans toute notre beauté et notre vulnérabilité. Cultivons des pensées positives par rapport à nous-mêmes. Offrons nos plus beaux compliments aux femmes qui nous entourent. Acceptons de recevoir les plus beaux compliments des femmes qui nous entourent. Faisons de la bienveillance notre allié. Et, ensemble, transformons notre regard et rayonnons d’amour pour nous et pour les autres!

Offrons cet héritage à nos filles…

NAMASTÉ!

Suzanne


PS: N’hésitez pas à utiliser le code RONDEURS lors de vos achats chez Vêtements Mandala, vous recevrez un rabais de 15%.  La tunique NAMASTÉ est arrivée!!!


Balance de DoTerra

Vous avez peut-être participé au White Lolë tour à Montréal dernièrement et vous avez reçu en cadeau une huile essentielle DoTerra qui s’appelle Balance.

Mais connaissez-vous tous ses bienfaits et quoi en faire pour en ressentir les effets?

On dit souvent de cette synergie qu’elle aide à l’enracinement, à parvenir au calme intérieur et qu’elle offre un espace intérieur pour méditer.

Voici quelques options pour l’utiliser :

  • Ce mélange ressourçant est une huile intéressante à utiliser pendant vos séances de méditation ou durant vos cours de yoga. Il suffit d’en mettre quelques gouttes au creux de vos poignets et d’apporter vos mains près de votre visage et de humer l’odeur. Vous pouvez simplement ouvrir la bouteille et venir sentir le flacon pour des résultats similaires.
  • Dès votre réveil vous pouvez mettre quelques gouttes de Balance sous vos pieds afin de partir la journée dans le calme.
  • Vous pouvez ajouter quelques gouttes à une huile porteuse, comme l’huile de coco fractionnée (huile de cameline ou d’amande douce, celle que vous préférez en sommes) afin de vous faire un massage des mains ou de la nuque afin d’apporter du calme juste avant le sommeil.
  • L’un des principaux avantages du mélange DoTerra Balance est sa capacité à provoquer un sentiment de tranquillité. Lorsque vous vous sentez débordé(e) par les émotions, ou que vous souhaitez prendre un peu de recul ou encore que vous souhaitez apaiser votre esprit, vous pouvez ajouter quelques gouttes dans un diffuseur afin de créer un espace propice à retrouver le calme.
  • Après une journée stressante, ajouter 2-3 gouttes du mélange Balance à ¼ de tasse de sel d’Epsom pour un effet calmant immédiat.

Vous pouvez aussi ajouter ce mélange d’huiles à d’autres huiles dans votre diffuseur pour concocter des atmosphères à votre image.

Voici une recette que nous vous proposons pour avoir l’impression que les vacances se poursuivent :

  • 3 gouttes de Balance
  • 3 gouttes de Bergamote

Comme nous, la synergie Balance deviendra définitivement votre huile chouchou de la saison!

Julie et Suzanne
 Découvrons nos huiles avec Julie et Suzanne
et professeures du Collectif Yoga Rondeurs


Si vous avez envie d’en savoir plus ou d’avoir encore plus d’idées pour utiliser les huiles essentielles, vous pouvez joindre le groupe suivant Découvrons les huiles avec Julie et Suzanne. Nous y partageons avec beaucoup de bonheur, nos coups de cœur et les connaissances que nous avons des huiles essentielles DoTerra et de leurs utilisations.

https://www.facebook.com/groups/154402911832141/

PS: Si vous participez à une des classes de Julie ou Suzanne en septembre, vous recevrez un échantillon gratuitement.


 

Et nous voilà maintenant en septembre…

« C’est en septembre
Quand l’été remet ses souliers
Et que la plage est comme un ventre
Que personne n’a touché
C’est en septembre
Que mon pays peut respirer »

Entendez-vous comme moi la voix de Gilbert Bécaud?

Je vous propose de remplacer le mot pays par le mot moi…

Ça vous dit quoi?

Si on prend le temps de se poser un peu, n’est-ce pas que l’on se sent un peu essoufflé?

Il y a eu l’été et cette effervescence de profiter au maximum des vacances, des beaux jours, des gens que nous aimons et que nous voyons si peu pendant l’hiver et… Et tellement de choses! Avez-vous comme moi, l’impression que l’été est passé aussi vite qu’un éclair d’un soir chaud de juillet?

Et nous voilà maintenant en septembre…

Et si on prenait le temps de respirer un peu, de profiter de ce que ce mois nous apporte?

Profiter pleinement de la lumière qui change, des couleurs qui s’installent au sommet des arbres, des pommiers garnis de fruits et des marchés qui sont pleins à craquer de légumes savoureux qui sentent bons dans notre cuisine.

C’est quand la dernière fois que vous vous êtes arrêtés ne serait-ce qu’un instant?

Quand on arrive en septembre nous savons ce qui s’en vient et nous redoutons pour la plupart les changements qu’apporte cette saison.

Les refroidissements, le vent frais et le temps d’ensoleillement qui est de plus en plus court.

Combien de fois j’ai entendu au travail dans les dernières journées que le meilleur de l’année était derrière nous?

Et si cette année nous prenions les choses autrement?

Si on prenait tous ces changements avec philosophie et décidant de prendre le temps de prendre soin de soi.

En se connectant avec ce qui nous allume, en renouant avec une activité oubliée pendant l’été, parce que trop occupé à jouer dehors!

Le yoga par exemple…

Quoi de mieux que de s’offrir du temps pour soi en faisant du yoga?

Quelle belle activité pour se centrer, s’apaiser et s’enraciner.

Quoi de mieux que de travailler avec son tout son corps (avec le souffle et les muscles) et son âme?

Pourquoi ne pas vous donner rendez-vous sur un tapis près de chez vous ou sur Espace Yoga Rondeurs?

Nos professeures du Collectif  Yoga Rondeurs vous attendent avec le cœur bien ouvert et le sourire bien offert.

 

Julie Deblois

Pour le Collectif de professeurs Yoga Rondeurs

 


Consultez le calendrier complet ici: https://yoga-rondeurs.net/events/

Profitez du rabais de 30% sur Espace Yoga Rondeurs avec le code SEPTEMBRE-30 disponible jusqu’au la fin de septembre lors de votre inscription pour le forfait d’un an.  –  https://espace.yoga-rondeurs.net/


 

S’ancrer avec la posture de la Déesse

S’ancrer avec la posture de la déesse alors que le soleil se couche de plus en plus tôt, la rentrée de septembre s’amorce, le vent se lève, les nuits se rafraichissent, … et la saison Vata s’approche doucement.

Caractérisée par le vent, la légèreté, le mouvement, le froid, la saison Vata influence la nature tout autant que nous-mêmes.

Et comme un excès de Vata peut provoquer de la nervosité, de l’anxiété, de l’agitation, de la constipation, des douleurs arthritiques, de la fatigue, de l’insomnie, de la confusion, de la peur…, nous allons chercher à nous ancrer profondément avec la posture de la déesse en septembre dans nos classes de Yoga Rondeurs.

La posture de la déesse insuffle force et énergie et permet de connecter à une énergie féminine puissante.

En sus de renforcer le bas du corps, les jambes et les fessiers, elle favorise l’ancrage et le recentrage. Cette posture de force assouplit également le bassin et favorise la confiance en soi et l’audace.

Elle ouvre les hanches et la poitrine, étire les cuisses et allonge la colonne vertébrale. La posture de la Déesse aide à réchauffer et à dynamiser tout le corps. Elle améliore l’équilibre, le calme et la concentration. Cette pose stimule également les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, tout en aidant à détendre les muscles du plancher pelvien.

Nous avons bien hâte de reprendre nos classes en septembre et vous faire découvrir différentes façons d’aborder cette posture magique.

 

NAMASTÉ!!!!

Suzanne Sirois pour

L’équipe Yoga Rondeurs

La joie et le privilège d’enseigner le yoga…

La pratique du yoga fait vraiment partie de mon ADN maintenant.  Son enseignement est une source de joies intenses. C’est un privilège que je chéris profondément chaque jour. Combien de fois le sourire des personnes à la fin d’une classe ont valu des millions…  Regardez les sourires des personnes sur la photo qui accompagnent ce billet!!!

Samedi dernier, nous avons célébré la fin de ma première formation professorale de 500h pour ces 8 femmes qui sont devenues (Josée, Julie, Lyne, Sylvie, Sophie, José, Marie-Claude – Emilia a dû s’absenter), au fil des 3 ans que nous avons passé ensemble, de bonnes amies voire même des sœurs de cœur.

Avant notre rencontre, pour certaines depuis les tout débuts de Yoga Rondeurs, plusieurs d’entre elles n’auraient jamais envisagé pratiquer le yoga, encore moins l’enseigner. L’image du yoga étant trop souvent associée à la minceur et la souplesse digne du Cirque du Soleil peut définitivement créer une pensée limitante à ce sujet…

Pourtant, grâce à leur courage que je salue humblement, les voilà, tout sourire avec en poche un diplôme et un bagage important de connaissances ayurvédiques et yoguiques dans la lignée du Viniyoga.

Je suis convaincue que cette aventure leur permettra de faire rayonner encore et encore la merveilleuse science du  YOGA en elle et autour d’elle.

Déjà, quelques-unes d’entre elles offrent maintenant des classes de Yoga Rondeurs dans leur communauté, et je crois que ce n’est qu’un début… L’une d’entre elles part dans le grand Nord cette semaine, l’autre ré-oriente sa carrière actuellement, une autre entreprendra une formation complémentaire… Mais, je prédis que le yoga prendra de plus en plus de place dans la vie de toutes ces femmes, comme il est devenu un mode de vie pour moi.

Même si nos chemins ne se croiseront peut être pas tous les mois comme dans les trois dernières années,  chacune d’entre elles demeurera dans mon cœur pour le reste de ma vie.

JOUR, SOIR, NUIT MESDAMES ET SURTOUT, MERCI POUR VOTRE CONFIANCE!!!

NAMASTÉ!

Suzanne


P.S : Une nouvelle formation professorale de 500h débutera en janvier 2020. N’hésitez pas à vous inscrire à l’une des soirées d’informations gratuites qui auront lieu en novembre et décembre prochains, en communiquant avec moi à l’adresse courriel suivante : yogarondeurs@gmail.com

 

Posture du mois: Dvipâda Pîtham

Souvent appelée la Table à deux pieds ou le Demi-pont, Dvipâda Pîtham est l’une de mes postures chouchous durant la saison chaude, où l’on a l’occasion de prendre le temps de s’attarder à des positions plus statiques, en instaurant notamment des bandha (contractions musculaires) ou des rythmes respiratoires plus complexes.

Dvipâda Pîtham est idéale pour cela et nous l’avons donc choisi comme posture vedette pour le mois d’août chez Yoga Rondeurs.

En plus de renforcer les jambes et les fessiers, elle est considérée comme une demi inversion et une position d’ouverture qui favorise l’amplification de la respiration avec des exercices respiratoires variés (Prânâyâma). 

On l’utilise aussi pour se familiariser davantage avec les différents Bandhas  (apprentissage des contrôles musculaires) :

  • Jâlandhara-bandha ou étirement de la nuque (rapprochement du menton et du sternum);
  • Uddiyana bandha ou rétraction de la paroi abdominale, laquelle est facilitée par la position inversée du corps et la tonicité moins importante nécessaire au niveau de la paroi abdominale;
  • Mûla-Bandha ou rétraction du plancher pelvien et du bas de la paroi abdominale, également facilitée pour les mêmes raisons qu’ Uddiyana bandha.

Avec la joie de la découverte au coeur, nous vous invitons à aborder Dvipâda Pîtham dans plusieurs de ses formes, notamment : en utilisant des supports (bloc, chaise, ballon), en soulevant les talons dans la posture aboutie, en soulevant une jambe à la verticale (Eka pâda) et en déposant le pied sur la jambe en appui au sol (Ardha Baddha Kona) histoire d’explorer une intensification de la posture, en instaurant des rythmes respiratoires particulier…

Bref, c’est à quoi nous vous convions en août dans nos classes et j’ai bien hâte de commencer dès ce soir à Anjou!

NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Pour l’Équipe Yoga Rondeurs


Plusieurs séances contiennent cette posture sur la plateforme virtuelle de Yoga Rondeurs.

C’est un rendez-vous aussi: https://espace.yoga-rondeurs.net/

Les 4 sens de la vie

Méditer sur les 4 sens de la vie,

quelle belle façon de «yogater» durant l’été.

On débute la pratique du yoga de bien des manières…, avec les chèvres (…ben, pourquoi pas?), avec la cohérence cardiaque, mais bien souvent sur un tapis de yoga dans une classe de groupe où l’on s’initie d’abord aux postures de yoga, âsana la 3e branche du yoga qui en compte 8, en passant… 🙂

Hors, vous en conviendrez avec moi, c’est la pointe de l’iceberg, car la pratique du yoga ne se limite pas aux postures et bientôt,  elle s’incrustera tout doucement dans tous les aspects de notre vie.

Avec la chaleur de l’été, la pratique de yoga se modifie généralement et peut inclure de longues méditations guidées ou non, des séances de yoga nidra, des réflexions philosophiques…

Bref, l’art de la farniente yogique est au rendez-vous!

Ces jours-ci, je médite sur les 4 sens de la vie, selon les Védas (un des textes phares du yoga).

Attention, nous allons parler de plaisirs et de réussites ici!

OH! C’est mal! Je vois déjà les poils des avant-bras de certaines personnes s’hérisser….

Hélas, notre patrimoine religieux a laissé bien des traces…

On est presque allergiques aux plaisirs et aux richesses de la vie…

Pourtant, ce sont 2 des 4 buts de notre existence sur terre, selon les Védas.

Voyons ça de plus près.

Selon les Védas, la vie de l’être humain a quatre buts, quatre sens :

  • « Dharma », le devoir, la vertu, la recherche de la perfection de l’être que l’on est, la réalisation de soi sur le plan moral (courage, honnêteté, tolérance, charité).
  • « Artha », les moyens, la richesse, la réussite, la famille, l’acquisition des biens matériels, la réalisation de soi sur le plan social, le plan de l’action.
  • « Kâma », le plaisir, la sexualité, la jouissance sous toutes ses formes, la réalisation de soi sur le plan sensuel.
  • « Moksha », la libération finale et totale des chaines de l’existence, la réalisation de soi sur le plan spirituel.

Dans toute forme d’action (karma), dans tout plan de la vie, l’être humain est encouragé à prendre en compte de ces quatre buts.

Toutefois, les sens de la vie auront avantage à s’harmoniser pour éviter tout déséquilibre, que ce soit au niveau physique, mental ou même spirituel.  Connaître, accorder et corriger au besoin ces supports peuvent nous permettent d’éviter beaucoup de souffrance.

Voici quelques questions à se poser :

  • Avons-nous une idée claire de nos missions personnelle, créative, sociale et spirituelle (Dharma)?
  • Sommes-nous en mesure de les réaliser (Artha – prospérité, sécurité, etc.)?
  • Éprouvons-nous du plaisir à être ici maintenant (Kâma – joie, beauté, plaisir, bonheur, etc.)?

Vient ensuite Moksha, le quatrième but, lequel permet de transcender les trois autres buts qui à eux seuls pourraient nous faire ressentir de la douleur en étant prisonnière de la matière et des passions.  Il est clair qu’un être humain frustré, habité de culpabilité et vivant dans un état d’insécurité, peut difficilement être heureux et se sentir en paix.  De plus, sa santé en générale peut en être affectée.

Un des rôles du yoga dans les premiers temps consiste à créer les conditions favorables pour aller vers une vie plus équilibrée avec une plus grande énergie, en ayant plus de détermination, de discernement et surtout développer la capacité de lâcher prise dans l’action.

La recherche de faire le bien, le désir de posséder, de maîtriser, de jouir de ce que la vie nous offre et le souci de vivre en paix, sont autant d’aspirations yogiques à cogiter régulièrement.

Qu’en pensez-vous? 

J’ai hâte de recevoir vos commentaires….

Texte de Suzanne Sirois

Pour l’Équipe Yoga Rondeurs

 

Pour moi, ça a été insidieux…

Pour moi, ça a été insidieux, c’est arrivé par derrière… Je reconnaissais sa présence en moi. Ce n’était pas la première fois qu’elle me visitait, mais je voulais être plus forte qu’elle, alors j’ai fait du déni.

Elle est arrivée doucement à pas feutrés, elle a commencé à me faire croire que je n’étais pas assez bonne et que tout le monde arrivait mieux que moi à surmonter la vie. Elle riait de moi, m’enjoignant à en revenir, parce que tout le monde en revient!

Encore une fois je l’ai laissé dire et j’ai fais semblant que sa voix ne m’atteignait pas, que j’étais plus forte qu’elle.

J’ai continué à travailler, à rire –pas pour de vrai, mais rire quand même-, je m’obligeais à présenter un air de bien-être et de contrôle!

Le contrôle!

C’est quand j’ai commencé à penser que j’avais le contrôle sur elle, que je l’ai totalement perdue.

Toujours en gardant mon visage souriant, en allant travailler tous les matins, en donnant mes cours de yoga le soir, en remplissant ma vie de projets intéressants, je pensais que j’arriverais à la faire taire ou mieux disparaître.

« Ce que l’on fuit nous suit » m’a déjà dit une amie.

Alors elle s’est collée à moi, assombrissant même l’été merveilleux que nous venons de passer, elle a engrisée ma vie jusqu’à ce que je n’arrive plus à profiter ni de la lumière, ni de la chaleur, ni de mes amitiés, ni de l’amour de mes enfants et de ma famille.

J’ai commencé à la croire quand elle me criait que je ne valais rien, que si je valais quelque chose les choses iraient mieux pour moi, que ma vie serait géniale. Que je serais heureuse quoi!

Toujours je me rendais au travail, toujours je faisais des blagues comme d’habitude, mais les plus perspicaces autour de moi commençaient à voir des failles sur la carapace. Juste moi qui pensait encore que j’étais assez puissante pour ignorer les signes et même les pulvériser!

Je me voyais devenir incompétente dans mon travail, parce que je n’arrivais plus à me concentrer ni à faire le travail demandé. Alors en moi est montée la culpabilité, la honte, avec un sentiment d’échec assourdissant.

Je me disais que j’avais besoin de me reposer, que j’étais due pour les vacances et que ça me ferait du bien.

Je suis arrivée dans mes vacances en état d’apnée! Je manquais d’air, le souffle était court et mes batteries à plats. Me suis reposée, j’ai profité du soleil aussi, mais tout ça n’a rien réglé. Je m’enfonçais tous les jours un peu plus sous le brouillard de ces pensées récurrentes qui me répétaient sans cesse que je n’étais pas assez bonne pour être une mère, une amie, une collègue, une employée. Les nuits étaient peuplées d’idées qui tournaient en boucles et rien pas même le yoga, la méditation, l’écriture en venaient à bout. Je voyais les heures s’égrener sans trouver le sommeil en me disant qu’il fallait pourtant que je me repose car je retournais travailler bientôt.

Une roue sans fin d’insomnies, de fébrilité, d’idées de plus en plus noires et l’envie de m’isoler parce que je trouvais ma présence lourde et que je n’avais rien à dire de toute façon…

Moi, le rayon de soleil de mes parents, le guide de mes enfants, la yogini qui donne des cours sur comment respirer, se centrer, et se connecter à soi-même n’arrivait ni à manger, ni à dormir, ni à arriver à se connecter à ce qu’elle ressentait vraiment.

Un jour, j’ai dû admettre que sa présence était réelle dans ma vie et que ce n’était pas uniquement de la fatigue d’une année chargée émotivement.

La dépression s’était bel et bien installée dans mes pensées, dans mon corps et mon âme.

L’accepter a été difficile, mais il a été encore bien plus difficile de me mobiliser pour aller chercher de l’aide. Encore une fois j’ai cru que je serais capable seule, moi la forte, moi qui ai déjà surmonté tant de choses!

Il a pourtant fallu que j’admette que mon ressort intérieur n’y arrivait pas. Il a fallu que j’accepte que j’étais en train de me noyer pour que je cogne à la porte du médecin, d’une thérapeute et que j’accepte d’ouvrir ce qui se passait à mes amis, mes enfants et à ma famille.

Je viens d’une famille forte, qui surmonte tous les obstacles, j’ai des amis qui sont puissants, qui vivent des choses parfois très difficiles et ils gardent le sourire et avancent dans la vie et j’avais l’impression que je n’étais ni à la hauteur des uns, ni des autres.

Pire, c’est que la dépression ne paraît pas nécessairement dans le visage en société. Je suis quelqu’un d’assez fière et bien que je n’arrivais pas à prendre de douche parce que j’en avais pas l’énergie ni la force, quand je devais sortir je me forçais et je suis toujours arrivé à avoir l’air bien.

La dépression est une maladie qui ne paraît pas physiquement, c’est comme avoir le cancer, mais un cancer de l’âme.

Alors pour plusieurs c’est une maladie de paresseux, de gens qui s’écoutent trop et qui ont trop de complaisance envers eux-mêmes.

La souffrance qui en découle est trop souvent cachée, parce que l’isolement est bien souvent l’arme des gens qui en souffre. Cette arme je l’ai utilisé… Et elle s’est retournée contre moi. Parce que la petite voix de la dépression me disait constamment que le monde roulerait mieux sans moi, que mes enfants avaient un bon père, que mes parents avaient des enfants bien plus forts que moi et que tous s’en remettrait… Plus les jours avançaient, plus je croyais ses paroles…

L’espace noir que l’isolement a construit autour de moi, ne laissait passer aucune trace de lumière…

Heureusement j’ai soigné ma dépression. Pour moi la  »grano », la prise de médication a été difficile, surtout qu’il a fallu plusieurs molécules pour venir à bout de cette voix dans mon cœur qui m’enjoignait d’en finir…

Mais au final, je me suis dit que si j’avais eu le cancer ou même le diabète je me serais soignée, parce que sans ce voile noir, sans cette boule dans la gorge, sans les pleurs à l’infini, je savais quelque part loin au fond de moi que j’aimais ça vivre.

Alors matin et soir, verre d’eau à la main, j’ai avalé ces médicaments et petit à petit j’ai commencé à percevoir des brins de lumière traverser les nuages…  Du noir, il ont lentement passés au gris…

J’ai commencé à sortir de mon lit doucement, à reprendre contact avec les gens que j’aime.

La thérapie m’a aidé et m’aide encore.

Parce que ce n’est pas parce que je partage ça avec vous aujourd’hui que le soleil est revenu et que les nuages sont duveteux et blancs.

Mais bien parce que je sens que ça s’en vient doucement, parce que j’ai repris goût à la photo, à sortir dehors, à manger et à m’approcher des gens que j’aime et qui m’aime aussi.

Je sais aujourd’hui que je suis passé très près d’écouter la voix de la dépression qui me disait de façon persistante que je ne méritais ni d’être heureuse, ni de vivre.

Maintenant elle me parle, mais je l’entends de loin.

Même que sa voix ne m’atteint presque plus.

Il reste la fatigue, la lassitude et les larmes qui viennent plus vite qu’habituellement.

Je partage ceci avec vous parce qu’il est important d’en parler, d’aller chercher de l’aide. La dépression n’est pas une maladie banale de gens paresseux qui s’écoutent trop.

Au contraire, c’est une maladie qui arrive parce qu’on ne s’écoute pas assez et qu’on travaille fort pour ignorer les signes qu’elle nous lance.

N’hésitez pas à demander de l’aide, si vous pensez en avoir besoin.

Un pas difficile à faire, mais qui facilite grandement la route à faire jusqu’au soleil!

Namasté

Julie

Et si on commençait l’année le cœur léger avec confiance?

Regardez l’image qui accompagne ce billet!  Personnellement, elle m’inspire vraiment une grande confiance, surtout considérant son compagnon de route !

Mais dites-moi, comment se présente cette fin d’année 2018 et ce début 2019? 

Pour plusieurs, 2018 c’est « fini, et bon débarras » !  Pour d’autres, c’est un commencement, « une année pleine de promesses » ! …. Ou encore la version :  « j’espère que ça ira mieux » !

Peut-être portons-nous tant de stress dans notre tête et notre corps que cela crée le désir de tout vouloir changer, et d’y croire, dès le lendemain du 31 décembre !

Nous savons, par l’expérience, que cela ne se passe pas comme cela, non?

Le changement est progressif et s’appuie sur l’intention ferme et renouvelée de faire grandir ce qui est bon pour nous avec bienveillance et non pas à coups de pied au postérieur.

Et en ce début d’année 2019, nous pourrions définir des intentions. Que voudrions-nous de mieux pour nous, pour les autres, pour notre vie en 2019 ? Quel élan, quelle direction ? Qu’est-ce que qui serait joyeux ?

Laissons venir les réponses comme elle viennent, sans les évaluer, les classer, les exclure.

Laissons venir…, l’esprit libre comme cette femme sur l’image qui accompagne ce billet.

Si nous le décidons, ce moment de passage entre 2018 et 2019 peut être celui où nous pouvons ouvrir notre cœur à la curiosité, la compassion, le soin de nous, de notre vie, des autres, du monde, avec sensibilité.

Permettez-moi de souhaiter de tout mon coeur que vous vous engagiez dans 2019 avec une légèreté joyeuse, et de vous poser comme un papillon sur la bienveillance et la douceur…

Chaleureusement, NAMASTÉ!

Suzanne

Tout mon être le demande: Calme et repos SVP!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je dois avouer que je finis l’année avec un grand besoin de calme et de repos.  Vous me direz : « le rythme de fou que tu mènes depuis un moment y est pour beaucoup ».  Croyez-moi, j’en suis pleinement consciente!

Le manque de lumière des dernières semaines et cet horaire chargé m’incite à penser à ces quelques jours de congé qui viennent comme un véritable moment de grâce que je vais chérir et protéger.

Réalisant aussi que la cadence effrénée reprendra dès le mois de janvier, ce moment sera d’autant plus essentiel et un privilège à ne pas manquer.

Ainsi la grande question de l’heure est comment parvenir à planifier le plus de repos possible autour de l’euphorie des fêtes?

Voici le fruit de mes cogitations :

  1. Inscrire à mon agenda des moments de repos que je souhaite m’offrir.

Avant que l’agenda ne soit rempli avec milles et une choses, j’ai choisi des moments libres que je vais dédier à mon plaisir, à la découverte de moi, à mon repos, à faire de plus longues séances de méditations, à ne rien faire, à faire des photos de mes cafés latte, que je risque de partager d’ailleurs 😉

  1. Faire une liste des choses qui me détendent et qui me font du bien afin de m’y référer tout au long des vacances.

Une lecture, un film, une marche dans la nature, un long bain avec les sels de bain aux huiles essentielles de Julie, un café avec une bonne amie (peut-être même un casse-tête, un spa et soin énergétique avec Denise), sont déjà sur la liste. Faire des choses que nous aimons et nous détendent, cultivent le repos et permet de profiter pleinement de la vie.

  1. Profiter d’un rythme de sommeil sain.

Prendre le temps de reposer son corps et son esprit avec des yogas nidras (de notre plateforme Espace Yoga Rondeurs) et les 8 coups d’horloge recommandés par nuit sont des habitudes assez ancrées et est un must dans ma vie tumultueuse. Ceci dit, les petits rituels comme la diffusion d’huiles essentielles, des mouvements de yoga tout en douceur dans mon lit, des mudras apaisants seront encore plus précieux.

Le repos, c’est aussi une période d’intégration qui nous permet d’absorber et de profiter pleinement des belles choses qui nous sont arrivées durant l’année.  Quelle belle idée de refaire le tour de son agenda mois par mois pour réaliser tout le beau, le bon et le vrai que nous avons vécu, et ce, surtout avant de penser aux objectifs 2019.

Bien d’accord pour vivre toute l’effervescence et l’euphorie qui caractérisent la période des fêtes, mais pas question de passer à côté du bonheur de profiter au maximum de ce temps d’arrêt pour goûter à la lenteur des jours aussi.

Et vous, comment comptez-vous savourer vos quelques jours de congé?

NAMASTÉ !

Suzanne

Contactez-nous