La respiration est un merveilleux baromètre de notre état intérieur.
On remarque qu’en situation de stress, de maladie, de peur, d’anxiété, etc., la respiration se raccourcit et se réduit le plus souvent à des séries de petites inspirations rapides. Or, des poumons mal ventilés ne peuvent plus fournir au sang l’oxygène qui lui est nécessaire pour donner aux fonctions vitales toute leur énergie. C’est ainsi qu’une mauvaise respiration génère des situations préjudiciables à notre santé à tous les niveaux.
Dans les Yoga Sûtra , 1.34, Patajanli propose une astuce pour retrouver la sérénité de son mental et son équilibre général par la prise de conscience et le contrôle de sa respiration (pranayama en sanskrit).
Le Pranayama a une place importante dans un cours de yoga.
Il ne s’agit pas seulement de respirer profondément, mais d’apprendre des techniques précises. Il est composé d’une suite d’inspirations (puraka), expirations (rechaka) et rétentions du souffle (kumbhaka). Concernant le rôle distinct des phases du processus de pranayama, la tradition yogique affirme que puraka (l’inspiration) stimule l’organisme, rechaka (l’expiration) élimine l’air vicié ensemble avec ses énergies associées, aussi bien que les toxines, et kumbhaka distribue l’énergie dans le corps entier.
La plupart des techniques de respiration visent à allonger la durée de la respiration pour augmenter la vitalité par une oxygénation plus longue et par une prise d’énergie plus importante.
Les bienfaits du pranayama sont multiples. Grâce à lui, on obtient un meilleur fonctionnement physiologique et sensoriel, une amélioration de la circulation de l’énergie vitale et une purification du système tout entier.
Cette semaine, je vous propose une petite technique d’allongement de l’expiration avec la respiration ujjayi que je vous ai présenté dimanche dernier. Il s’agit d’inspirer par le nez doucement, sans forcer…. et d’expirer deux fois plus longuement… Je vous propose ce pranayama de 12 à 24 respirations en soirée… Il saura vous préparer pour une bonne nuit de sommeil.
Donnez-m’en des nouvelles…

