La respiration rafraîchissante – Shîtali

 

SHITALI – Avec la chaleur qui s’installe, il est maintenant le temps de ressortir cette merveilleuse technique de notre boîte à outil.  Pour rester calme et dans la fraîcheur, même durant les jours de canicule de l’été ou dans les moments les plus stressants de la vie, YOGA RONDEURS vous invite à adopter Shîtali.  Certes étrange à prime abord, ce prânâyâma est une technique respiratoire qui vaut la peine de bien apprendre et d’intégrer dans nos vies.

Cette technique de respiration est reconnue non seulement comme un souffle de refroidissement, mais aussi pour réduire la fièvre, améliorer la patience, réduire le niveau de stress, soulager le mal de gorge, calmer le feu de l’estomac et de l’indigestion, prévenir l’hypertension, diminuer les chaleurs, activer le foie, nettoyer les yeux, stimuler le haut de la poitrine et la région de la gorge.

 

 

LA TECHNIQUE :              

  • inspiration en tournant la langue en tuyau, en soulevant doucement la tête vers l’arrière avec le son « SSSSS » (*)
  • sur la rétention à poumons pleins on ramène la langue vers le palais
  • expiration ujjayi, en abaissant la tête vers le cœur (**)

(*) Si vous ne pouvez pas tourner la langue en tuyau, vous pouvez quand même profiter des bienfaits de cette technique en inspirant par la bouche avec la langue sortie ou aux travers de vos dents appuyés l’une sur l’autre.

(**) Ou encore expiration narine freinée en alternance

Débutants : 12 respirations (minimum 3 minutes)

Intermédiaires : 24 respirations

 

OK! J’en conviens! Ce n’est pas la technique de respiration la plus élégante, raison de plus pour intégrer ce prânâyâma dans votre routine du matin ou le soir avant de dormir durant l’été.

Contre-indications :  Ce prânâyâma est déconseillé durant l’hiver.  Les personnes qui souffrent d’asthme et de problèmes cardiaques éviteront de faire une longue rétention à poumons pleins.  Enfin, ce prânâyâma n’est pas indiqué pour les personnes qui souffrent de basse pression.

Mudra de la vitalité – un billet de Julie

Je ne sais pas pour vous, mais moi dès que le mois de mars a pointé le bout de son nez frisquet, mon  énergie s’est sauvé aussi vite que la neige s’est mise à tomber!

Avec cet hiver de force qui n’en finissait plus de finir et ce printemps qui a tardé à me réchauffer, j’ai eu besoin d’un coup de pouce!

Effectivement, on néglige souvent les pouces et mêmes les doigts de nos mains pour nous aider à rééquilibrer nos énergies ou à nous aider pour la renouveler.

Les mudras sont en quelque sorte le yoga au bout des doigts.

Le mudra de vitalité est si simple à exécuter et je dois vous avouer que je le fais souvent au bureau, quand je sens le stress et la fatigue m’envahir.

Installez-vous confortablement, les pieds bien à plat et joignez vos mains l’une contre l’autre au niveau du cœur. Avec l’intention d’y sentir plein d’énergie, poussez vos mains l’une contre l’autre avec vigueur et force pendant l’expiration et relâchez la pression au moment de l’inspiration.  Faites ceci pendant  5, 10 ou 30 respirations.

Inspirez et expirez par le nez et ayez conscience de l’énergie qui traverse votre corps.

Moi j’en profite pour faire un prânâyâma qui me donne autant de calme que d’énergie.

Je suis maintenant prête pour l’été et je vous souhaite plein de plaisir, pendant les beaux jours à venir.

Namasté!
  Julie Deblois
Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs
Source: Les cartes des Mudra de G. Hirschi

22 avril – Journée de la Terre

Les Nations Unis proposent cette année le thème suivant : L’environnement et l’éducation aux changements climatiques.

« L’éducation est un élément essentiel du progrès. Nous devons construire une citoyenneté mondiale qui maîtrise les questions liées aux changements climatiques et qui est consciente des risques sans précédent pour notre planète si nous ne prenons pas des mesures urgentes pour lutter contre les effets des changements climatiques. Nous devons faire en sorte que chacun et chacune puisse porter l’action climat, défendre et protéger l’environnement.

L’éducation aux changements climatiques et à l’environnement permet de développer une conscience citoyenne, qui demandera des législations et des politiques en faveur du climat, qui elles-mêmes favoriseront des technologies et des emplois verts. »

Tout un programme!!!

Disons que ce n’est pas de la tarte, surtout avec les « visions » politiques de nos voisins du Sud…

Mais gardons espoir, chacun et chacune d’entre nous a un rôle quotidien à y jouer dans nos choix de vie, dans nos habitudes de consommation, etc.

Notre planète a besoin d’amour, beaucoup d’amour!!!

OM SHANTI!

NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

La respiration de l’abeille – Bhramari

 

Il existe une panoplie de techniques de respirations que l’on nomme Prânâyâma qui font partie de la 4e branche du yoga. Un monde dès plus fascinant!

Bhramari, c’est comme un appel au temps doux du printemps, un rappel de l’éventuel retour des abeilles. 

Avant tout une technique de respiration, Bhramari est également un outil puissant de méditation.

De par le calme qu’elle instaure, la technique de respiration de l’abeille permet de réduire le stress, l’anxiété, l’agitation, le sentiment de frustration, la colère, l’hypertension artérielle et les migraines.

Bhramari améliore et fortifie la voix et contribue à éviter les maux de gorge.  Cette technique de respiration est aussi connue pour libérer les sinus et améliorer le sommeil, la concentration, la mémoire.

LA TECHNIQUE :              

  • inspiration longue et profonde en ujjayi (respiration du victorieux).

  • expiration lente, en produisant une sorte de bourdonnement venant du fond de la gorge.

2cbba9105b6b8550dec85d553d2358c7On peut utiliser Shanmukhi Mudra ou une variation de celle-ci en bouchant les oreilles à l’aide des pouces et en déposant les autres doigts sur le visage (yeux, nez, bouche) pour favoriser une intériorisation (voir le visuel).

Durant le mois d’avril, les professeurs de Yoga Rondeurs vous invite à la pratiquer de différentes manières. Personnellement, je la propose dans quelques postures durant la séance pour faire prendre conscience de la longueur de l’expiration qui diffère selon la posture, mais aussi dans un exercice de respiration dans la posture de la Table à deux pieds (dvipâda pîtham ou demi-pont) supportée dans le dos avec un bloc ou un traversin.

Il s’agira de prendre 12 respirations avec Shanmukhi Mudra en tentant d’expirer 2 fois plus longtemps qu’à l’inspiration (par exemple: Inspiration – 4 secondes et Expirations – 8 secondes).

Ensuite, en gardant Shanmukhi Mudra, on pourra revenir à notre respiration naturelle et observer le rythme respiratoire pour au moins 6 respirations conscientes.  Et continuer l’observation quelques temps en relâchant la Mudra.

Nous l’aborderons aussi dans les prochaines semaines avec des notes de musique… 

Bien hâte de vous faire découvrir cette technique!

Alors, comme ça guérit presque tout, il nous reste qu’à vous inviter à adopter Bhramari au plus vite.  Bonne semaine!

 

suzanne-yogaNAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

 

Avril, le grand ménage…

Hand removing Ice from a frozen window revealing field of flowers behind. Clipping path around the hand included.

Avril! Le mois qui annonce le renouveau, les chaleurs à venir, l’herbe verte qui pousse et les feuilles tendres sur les arbres. C’est aussi le mois où les oiseaux reviennent faire leurs chants à nos fenêtres, un mois où les manteaux d’hiver font de plus en plus place à ceux du printemps…
Ahhhh le bonheur…

Pour beaucoup le printemps apporte avec lui « le grand ménage ». Ouvrir enfin ses fenêtres après les longs mois d’hiver, faire circuler « de l’air neuf » dans nos murs, les laver aussi, question de faire entrer le plus possible de soleil pour en profiter.

Quand j’étais petite, je trouvais cette tâche inutile, longue et pénible. Des trucs de vieilles bonnes femmes qui n’avaient que ça à faire, laver de fond en comble la maison. J’ai même eu un prof qui nous avait raconté que le grand ménage était nécessaire dans l’ancien temps, pour nettoyer la suie des fournaises à bois ou à charbon qui avaient chauffé tout l’hiver. Un nettoyage salvateur pour la santé de tous. Probablement que la tradition s’est tout de même perdue un peu.

Je connais peu de gens qui lavent de fond en comble, du plafond au sol, en passant par les armoires et les tiroirs en tout genre chaque printemps! Mais on a tous nos petits rituels printaniers, ce rituel qui amène le beau temps dans notre maison…

Outline sketch of drapes blowing in wind in front of open casement window and black cat looking at downtown Stockholm in background

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Pour ma part c’est mettre tous mes rideaux dans la laveuse, laver mes fenêtres en écoutant California Dreaming à tue tête (et à répétition), enlever la poussière partout, même les petits coins que j’oublie toujours d’habitude… Ensuite placer mes rideaux humides dans leurs pôles et les faire sécher au soleil… Ça sent bon, ça sent le propre…

Après je me sens prête! L’été peut arriver!

Il y a quelque chose de salvateur à faire maison nette.

Quelque part, ça fait de la place pour la nouveauté, ça aère les lieux et l’esprit aussi.

En parlant d’esprit…

Que pensez-vous de commencer un nouveau rituel?

Si dans notre ménage du printemps on ajoutait un ménage émotif. Question d’enlever certaines lourdeurs accumulées au fil de l’hiver qui vient de passer… Changer certaines habitudes, attitudes mentales? Si on dénouait certains liens qui nous empoussièrent dans des émotions plus négatives que positives?

Si on faisait une grande liste des choses qui encombrent l’esprit, nous alourdissent le cœur et qui nous empêchent d’avoir une attitude ouverte dans les mois qui viennent, afin de faire un choix éclairé pour la suite des choses?
Ou encore utiliser cette liste et en faire une catharsis en la brûlant pour faire des signaux de fumée à la vie. Des signaux bien clairs  lui faisant comprendre que ces émotions, ces liens, ces événements sont bel et bien fini et qu’on fait place nette. Comme la vie a horreur du vide, cet espace pourra maintenant être occupée, par des choses, des gens, des activités plus positives pour nous.

On pourrait aussi adopter une nouvelle habitude qui nous ferait du bien comme un bon câlin.

Ça peut être aussi simple que de remplacer tous nos détergents chimiques par des détergents aux huiles essentielles sans produits toxiques (pour rester dans l’idée du ménage)… Ou encore de prendre au moins une pause dehors au soleil, en étant présent à ce qui se passe autour et à l’intérieur de nous. Sans cellulaire pour nous couper des sons, des odeurs, des gens que l’on pourrait croiser. Juste être là, vraiment… Parce que le yoga c’est aussi ça. Être totalement là, dans l’instant présent. Sans forcer, dans l’acceptation de ce qui est présent et respirer ce qui s’offre à nous. L’odeur d’une tulipe, d’une pluie fine qui tombe, d’un parfum d’une personne que l’on croise…

Il y a un million de combinaisons possibles pour faire « maison nette » tant dans notre demeure, qu’à l’intérieur de nous. Et la recette peut changer selon les besoins, l’humeur et le temps que l’on peut y consacrer.

Allez.

On ouvre grand les bras, on peut même se mettre dans la position de l’arbre et on s’offre au soleil, on profite de l’instant et on se fait du bien?

16237487_10154374049848528_26819905_nBon printemps!
Namasté!
  Julie Deblois
Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

 

Chaque année, la Journée mondiale de l’eau appelle à agir! – Comment la pratique du yoga peut s’y associer?

Chaque année, la Journée mondiale de l’eau appelle à agir.

Vous vous demandez sans doute comment on peut associer la Journée mondiale de l’eau au yoga? Laissez-moi vous le démontrer.

Comme vous le savez peut être, les eaux usées sont le thème choisi en 2017 pour la Journée mondiale de l’eau en ce 22 mars, et la campagne «Pourquoi gaspiller l’eau?» concerne particulièrement la réduction et la réutilisation des eaux usées.

featured-image-indexLes grandes quantités d’eau disponibles au Québec donnent souvent l’impression que l’eau est une ressource sans grande valeur. Pourtant, il n’en est rien. En faisant quelques recherches pour cet article, j’ai découvert des statistiques effarantes au sujet de cette ressource essentielle.

Quelques faits et chiffres :

  • Plus de 80% des eaux usées générées par la société retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
  • Neuf pays se partagent 60% des réserves d’eau douce de la planète tandis que 80 pays souffrent de pénuries d’eau.
  • Au moins 1,8 milliard de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable qui est contaminée par des matières fécales.
  • Un nord-américain consomme près de 600 litres d’eau par jour en moyenne, tandis qu’un Africain de la zone subsaharienne n’en consomme que 10 à 20 litres.
  • Au Québec, l’eau douce occupe près de 10% du territoire et nous disposons de 3% des eaux douces renouvelables de la planète.
  • En 2013, les municipalités québécoises ont dépensé près de 5 milliards de dollars pour maintenir à flot notre service d’eau.

Vous en conviendrez, des objectifs globaux sont nécessaires pour améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant les taux de fuites, etc. Ceci dit, ce n’est pas juste l’affaire de nos gouvernements… Les campagnes de sensibilisation sur la réduction de la quantité d’eau des dernières années au Québec ont certainement contribuées au fait que la quantité d’eau distribuée par personne par jour est passée de 777 litres en 2001 à 589 litres en 2014, mais il reste beaucoup de gouttes d’eau à sauver…

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Vous vous demandez sûrement si je vais vraiment parler de yoga dans ce billet… J’y arrive, justement.

On se lave tous les dents. C’est une habitude (samskara) tellement bien ancrée, que l’on pose ce geste quelques fois par jour en étant complètement sur le pilote automatique, non? Je suis certaine que si nous n’avions pas une sensation de fraîcheur dans la bouche pour nous rappeler cette étape, on retournerait sans doute au lavabo à l’occasion pour recommencer l’opération.

Or, quelle belle façon de développer la pleine conscience et faire un exercice de respiration (pranayama) à chaque fois que l’on se brosse les dents tout en agissant concrètement pour réduire les eaux usées.

Peut-être, tout comme moi, vous avez l’habitude de vous brosser les dents en laissant l’eau couler? Sachez toutefois qu’en fermant les robinets pendant les instants où nous n’en avez pas besoin, c’est 25 fois moins d’eau que nous utilisons à chaque fois (même économie d’énergie quand  on se lave les mains).

Brossage de dents ou lavage de mains à robinet ouvert = 13,5 litres

Brossage de dents ou lavage de mains à débit contrôlé = 0,5 litre

Voilà donc une habitude (samskara) positive à instaurer.  Cette habitude bien ancrée peut donc être bonifiée en ajoutant quelques détails qui sauront nous garder en pleine conscience :

Durant 2 minutes (temps fortement suggéré par mon dentiste), on se brosse les dents en faisant un exercice respiratoire de 12 respirations (inspiration – 5 secondes, expiration – 5 secondes) en utilisant l’eau à débit contrôlé et restant concentré sur les bienfaits de la démarche.  Une des participantes à mes cours ferme même les yeux durant son rituel quotidien… 🙂

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Ainsi, si vous vous lavez les mains et les dents 6 fois durant la journée,

vous aurez réduit votre consommation quotidienne de 78 litres. 

WOW!

Brosser ses dents deviendra un exercice de méditation tout en étant bon pour l’environnement! C’est ce que l’on appelle le yoga en dehors du tapis, non? Mais si vous y tenez mordicus,  vous pouvez adopter la posture de l’arbre ou de la chaise pendant votre nouveau rituel!

Tout le monde sera content : vous…, Mère Nature, votre professeur de yoga…, vos élus… et même votre hygiéniste dentaire!

C’est l’appel à l’action de YOGA RONDEURS pour la Journée mondiale de l’eau!  Ça vous dit?

suzanne-yogaNAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

La voie d’une humaniste féministe…

Adolescente je n’étais pas fière d’être née fille.

Je trouvais que c’était bien du trouble. Une fois par mois, mes hormones me rappelaient à quel point je n’étais pas chanceuse et ça se voyait partout, j’en étais certaine! Mon visage rempli de boutons et je me baladais dans l’école en pensant que tout le monde savait que j’avais mes règles! Je n’aimais pas mes cheveux que je n’arrivais pas à dompter et je me disais que si on m’avait fait « gars » personne ne se serait soucié de mon apparence. Je trouvais la vie trop injuste!

Je trouvais aussi les gars plus sûrs d’eux, moins affectés. Ils pouvaient rire et parler fort et ils me semblaient à l’abri des agressions diverses que les filles pouvaient vivre!

Je trouvais que j’étais née du mauvais bord de la vie.

Je promenais mon état de femme à la manière de Caliméro, la tête basse, les vêtements trop grands pour cacher mes seins qui étaient une autre preuve de l’injustice qui m’affligeait.

J’avais quelques rares amies de fille, je me sentais mieux avec les gars. Ils étaient, à mon avis, plus directs, plus francs… Au fond maintenant, je réalise que je ne me sentais tout simplement pas en compétition avec eux. Je ne les observais pas pour me comparer et dresser la liste des choses à changer ou à améliorer pour être « parfaite », comme je le faisais avec les filles…

J’avais bien conscience qu’être fille au Québec était une bien meilleure avenue qu’à certaines places dans le monde, mais je trouvais tout de même que la liberté passait souvent par le fait d’être de sexe masculin.

J’ai grandi, j’ai vieilli, je suis devenue mère d’une fille et d’un garçon. J’ai grandi en tant que femme dans ce grand rôle que je m’étais donné. Je suis devenue plus affirmée et plus forte et surtout plus féministe.

Je me suis longtemps ignorée dans cette voie.

Je pensais que le féminisme était un mouvement pratiquant l’exclusion et moi je me targuais d’être une humaniste. Du côté de tous les êtres humains.

Jusqu’à ce jour où une grande dame m’a fait un brin d’histoire féministe. Elle ne voulait pas tant me convaincre que de me faire comprendre la beauté et la force de la lignée de femmes à laquelle j’appartiens et que nous appartenons toutes.

Elle a mis en lumière toute la force et la ténacité qu’il a fallu aux femmes pour se tenir debout, prendre en main leur santé, leur carrière, leur maternité, leur sexualité… J’en oublie certainement.

Ce qui allait de soi pour moi, n’avait pas été de tout repos pour elles, nos aïeules.

Et encore, on n’est pas encore arrivé à un degré où toutes femmes se sentent en sécurité dans leur sexualité, dans leur carrière, dans leur maternité, dans leur façon d’être femme…

Bien sûr qu’il reste du chemin à faire, mais son discours était un discours d’amour et de gratitude envers ces femmes qui nous ont faits femmes à notre tour…

Elle souhaitait que j’entre dans cette danse afin que je trace moi aussi, à ma manière un chemin plus lumineux pour les femmes qui suivront après moi. Qu’elles aient la chance de choisir leur chemin à leur guise, sans peur, avec la force qui nous caractérise. 88806416_o

Cette femme a tracé en moi la voie d’une humaniste féministe.

Elle a semé cette graine d’amour de cette lignée formidable à laquelle je contribue à mon tour, afin que le chemin soit toujours éclairé et devienne encore plus lumineux de jour en jour.

Je regarde tout autour de moi, j’observe ces femmes qui font partie de ma vie, j’ai toujours les cheveux en bataille, toujours quelques boutons par mois qui poussent… Mais ce n’est plus la compétition qui me relie à elles, mais bien nos rires, nos aspirations, nos rêves, nos échanges et notre sollicitude l’une envers l’autre.

Je suis fière de faire partie de la bande.

Je vous souhaite une bonne journée des femmes. Cette journée c’est celle de votre grand-mère, de votre mère, de votre sœur, de votre amie, de votre fille. C’est la journée où l’on doit regarder le chemin derrière, mais aussi celui à faire devant. Avec amour et acceptation.

Namasté!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

Profil de yogini – José Malo

J’ai rencontré José dans mes cours de yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle a tout de suite été un modèle, par son aisance et la façon dont elle aborde le yoga. Je pensais qu’elle en faisait depuis tellement longtemps! Eh bien non, elle en fait depuis moins longtemps que je ne le croyais. Ça fait trois ans plus ou moins qu’elle fréquente les classes de Suzanne Sirois dans divers studios de la région montréalaise.

Laissez-moi vous présenter José et ce qu’elle m’a laissé connaitre d’elle :

La vie adulte de José a été comme celle de bien des femmes que je connais, centrée sur le bien-être des gens qu’elle aime.

17141228_1415977215113223_1398224357_nElle s’est donnée entièrement dans sa vie de mère, de conjointe et elle a aussi été responsable de l’auberge de jeunesse à Tadoussac et de ce fait, a été à l’écoute et proche de la clientèle qui était soit touristique ou locale, pendant les mois d’hiver. Connaissant son sens de l’organisation et sa générosité, elle devait y mettre tout le soin nécessaire et tout le monde devait partir de là, le sourire aux lèvres!

Elle est revenue à Montréal pour s’occuper de sa mère qui était en fin de vie et du même coup de sa fille qui vivait en même temps une grossesse difficile qui s’est terminée par un accouchement qui l’a été tout autant, avec en prime une petite fille qui est née malade. Finalement sa fille et sa petite fille sont sorties de l’aventure en bonne santé et comme elle le dit si bien, le cours normal de la vie est arrivé dans le bonheur malgré la mort de sa maman.

Était par contre venu le temps de prendre soin d’elle. Elle en a fait en quelque sorte, sa nouvelle mission de vie.

Comme elle a toujours été une femme active, même sportive à certains moments de sa vie, il était bien évident qu’elle le ferait, mais en bougeant.

En ayant cette optique en tête, quand elle a vu que la boutique Sportive Plus offrait des ateliers de Yoga-Rondeurs gratuitement, elle a eu le goût d’essayer.

Ayant peu d’économies, cette option gratuite de bouger est arrivée avec une synchronicité qui répondait exactement à ce dont elle avait besoin. Elle a répété l’expérience toutes les semaines et a poursuivi depuis à faire du yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle n’a jamais été embêtée par l’optique « rondeurs » dans le nom. Elle a toujours eu un format qu’elle nomme elle-même « hors standard » et n’a jamais été ralentie ou exclue dans aucune activité pour ça. Elle n’en a rarement fait de cas et s’en tire assez bien au niveau de l’acceptation physique.

Quand je lui ai demandé pourquoi le yoga, elle qui semble si énergique, elle qui me fait l’effet d’une bombe d’énergie et que je verrais très bien sur un court de squash, m’a dit que le judo qu’elle a fait pendant plusieurs années l’a probablement préparé à cette discipline. Elle aimait autant le côté physique et sportif de ce sport que le côté spirituel et rituel du judo. Les salutations, la sagesse orientale par exemple.13921178_10154424823827774_1477098031306673097_n

Le yoga n’était pas non plus inconnu pour elle, car sa mère et ses tantes en ont fait bien avant que la mode « Lululemon » et du yoga chaud arrivent en ville! (C’est Suzanne Piuze qui a fait connaitre le yoga au public par des émissions à la télévision et écrit plusieurs livres vers la fin des années 60 et qui, dans les années70 a fondé un centre de yoga où elle a formé des professeurs de yoga dans la lignée du Hatha yoga.)

Pour José donc, cette discipline s’est imposée avec douceur, sans avoir besoin de pousser, de forcer quoi que ce soit. C’est pour elle une façon de prendre contact avec elle qui s’est souvent oubliée à travers les années. Il est important pour elle d’en faire au moins deux fois par semaine en studio et elle a pu en plus acquérir une base de pratique personnelle lors d’un cours donné par Suzanne Sirois en ce sens, l’an dernier.

En ce moment, elle poursuit sa démarche personnelle en suivant un cours professoral de yoga qui se terminera en 2019.

À la question : « Que vois-tu pour la suite des choses en yoga? »

La réponse est simple : la suite c’est la poursuite de ce qui est en ce moment, sans pression de finalité. Pour elle, le yoga s’inscrit dans une démarche plus large, plus globale dans l’optique de prendre soin d’elle. Que ce soit avec la clinique Muula pour bien comprendre sa relation avec la nourriture, qu’en marchant dehors tous les jours, le yoga elle le fait pour elle. Pour développer sa relation avec elle-même. Il se peut qu’elle devienne enseignante avec le temps, mais pour l’instant, le cours professoral c’est une façon d’ajouter une compréhension plus profonde dans sa pratique.

Je lui souhaite de tout mon cœur de rester en contact avec ce désir profond de prendre soin d’elle, parce que bien sûr qu’elle continue de prendre soin de ceux qu’elle aime et la connaissant, elle ne le fait pas à moitié!

Je suis reconnaissante d’avoir pu connaitre un peu plus cette dame énergique et je lui dis « Namasté » et à bientôt!

J’espère que vous avez apprécié cette rencontre autant que moi et qui sait, peut-être que c’est vous un jour que j’irai rencontrer pour mieux vous connaitre dans votre pratique!

Om Shanti!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

Adieu Chaperon Rouge

Étrange à quel point la mort d’un autre nous ramène inévitablement à notre propre vie.  Tout est si éphémère!

J’ai été témoin d’un accident de la route cette semaine et je l’avoue, sa violence inattendue et son effacement tout aussi rapide m’ont choqués. Il y avait le matin avant et le matin après.

En l’espace de quelques secondes, la vie de celle que j’ai décidé de me souvenir comme le Chaperon Rouge s’est éteinte.  

Son manteau rouge avec une bande de fourrure blanche immaculée, le feu de circulation tombé, les trois véhicules impliqués, les traces de ses pneus dans la neige ont été effacés en l’espace de moins de deux heures.

Tout est revenu à la « normale… ». Enfin, sur le coin de la rue…

Car, le Chaperon Rouge est encore dans ma tête et mon cœur.  Qui était-elle?  Je n’en sais rien! J’espère pourtant que cette femme n’avait pas attendu le prince « charmant », le poids « parfait », ou l’emploi « idéal » pour vivre pleinement SA VIE!

Ceci dit, comme le souligne si bien le poète Rumi :

« Dans une vie, aussi courte qu’un demi-soupir, ne plantez que de l’AMOUR ».

Adieu Chaperon Rouge! Douces pensées!

suzanne-yoga

NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

P.S. : Au moment de la publication de ce billet, je n’ai pas la confirmation du décès de Chaperon Rouge, mais la façon dont les services policiers et ambulanciers ont traité la situation ne fait aucun doute dans mon esprit en ce qui a trait au destin tragique de cette femme. Paix à ton âme!

NAMASTÉ – Un texte de Julie Deblois

Êtes-vous à l’aise avec ce mot : Namasté?

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Quel effet vous fait-il?

Personnellement, j’ai souvent été mal à l’aise avec ce rituel.

J’en comprenais le sens et j’entendais le mot, je voyais les gestes qui l’accompagnaient, mais c’est comme si tout ça n’arrivait pas à résonner en moi.

Namasté.

« Je salue le divin qui est en toi ».

Non en fait, « le divin en moi reconnaît le divin qui existe en toi ».

On pourrait traduire joliment par : « Je te vois ».

Je te reconnais, tu existes.

Tout ça est magnifique et tellement essentiel.

Alors pourquoi ce malaise lors de ce rituel?

En y réfléchissant bien, je pense que c’est parce que moi-même j’avais de la difficulté à reconnaître cette lumière tout au fond de moi.

Il peut être difficile de se sentir reconnu, sans se reconnaître nous-mêmes.

Comment être aimé, sans s’aimer en premier?

Oui, je fais le parallèle avec l’amour.

Peut-être est-ce dû à cette période où l’amour est partout, étalé dans les allées, avec des cœurs partout en façade, à l’épicerie les fleurs en bouquets attendent tout à côté du chocolat et autres gâteries?

Cette période qui peut être aussi difficile à supporter.

Pour les couples qui battent de l’aile, pour les célibataires ou encore pour tous ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans cet étalage de rouge et de sucré.

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Alors, pourquoi ne pas revenir à l’essentiel, à la base de l’amour?

L’amour de soi.

Pourquoi ne pas se dire à soi-même : « Namasté ».

Pourquoi ne pas se dire : « Je me vois, je reconnais en moi cette lumière, cette unicité, cette divinité qui vit en moi ».

Se rencontrer, s’apprivoiser et s’aimer afin d’être à même d’accepter cet élan qui vient des autres.

S’offrir un « Namasté » de moi à moi, comme un souffle d’amour universel que l’on s’offre afin de pouvoir l’offrir encore plus fort au monde?

Bonne Saint-Valentin!

 

Namasté!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs