La voie d’une humaniste féministe…

Adolescente je n’étais pas fière d’être née fille.

Je trouvais que c’était bien du trouble. Une fois par mois, mes hormones me rappelaient à quel point je n’étais pas chanceuse et ça se voyait partout, j’en étais certaine! Mon visage rempli de boutons et je me baladais dans l’école en pensant que tout le monde savait que j’avais mes règles! Je n’aimais pas mes cheveux que je n’arrivais pas à dompter et je me disais que si on m’avait fait « gars » personne ne se serait soucié de mon apparence. Je trouvais la vie trop injuste!

Je trouvais aussi les gars plus sûrs d’eux, moins affectés. Ils pouvaient rire et parler fort et ils me semblaient à l’abri des agressions diverses que les filles pouvaient vivre!

Je trouvais que j’étais née du mauvais bord de la vie.

Je promenais mon état de femme à la manière de Caliméro, la tête basse, les vêtements trop grands pour cacher mes seins qui étaient une autre preuve de l’injustice qui m’affligeait.

J’avais quelques rares amies de fille, je me sentais mieux avec les gars. Ils étaient, à mon avis, plus directs, plus francs… Au fond maintenant, je réalise que je ne me sentais tout simplement pas en compétition avec eux. Je ne les observais pas pour me comparer et dresser la liste des choses à changer ou à améliorer pour être « parfaite », comme je le faisais avec les filles…

J’avais bien conscience qu’être fille au Québec était une bien meilleure avenue qu’à certaines places dans le monde, mais je trouvais tout de même que la liberté passait souvent par le fait d’être de sexe masculin.

J’ai grandi, j’ai vieilli, je suis devenue mère d’une fille et d’un garçon. J’ai grandi en tant que femme dans ce grand rôle que je m’étais donné. Je suis devenue plus affirmée et plus forte et surtout plus féministe.

Je me suis longtemps ignorée dans cette voie.

Je pensais que le féminisme était un mouvement pratiquant l’exclusion et moi je me targuais d’être une humaniste. Du côté de tous les êtres humains.

Jusqu’à ce jour où une grande dame m’a fait un brin d’histoire féministe. Elle ne voulait pas tant me convaincre que de me faire comprendre la beauté et la force de la lignée de femmes à laquelle j’appartiens et que nous appartenons toutes.

Elle a mis en lumière toute la force et la ténacité qu’il a fallu aux femmes pour se tenir debout, prendre en main leur santé, leur carrière, leur maternité, leur sexualité… J’en oublie certainement.

Ce qui allait de soi pour moi, n’avait pas été de tout repos pour elles, nos aïeules.

Et encore, on n’est pas encore arrivé à un degré où toutes femmes se sentent en sécurité dans leur sexualité, dans leur carrière, dans leur maternité, dans leur façon d’être femme…

Bien sûr qu’il reste du chemin à faire, mais son discours était un discours d’amour et de gratitude envers ces femmes qui nous ont faits femmes à notre tour…

Elle souhaitait que j’entre dans cette danse afin que je trace moi aussi, à ma manière un chemin plus lumineux pour les femmes qui suivront après moi. Qu’elles aient la chance de choisir leur chemin à leur guise, sans peur, avec la force qui nous caractérise. 88806416_o

Cette femme a tracé en moi la voie d’une humaniste féministe.

Elle a semé cette graine d’amour de cette lignée formidable à laquelle je contribue à mon tour, afin que le chemin soit toujours éclairé et devienne encore plus lumineux de jour en jour.

Je regarde tout autour de moi, j’observe ces femmes qui font partie de ma vie, j’ai toujours les cheveux en bataille, toujours quelques boutons par mois qui poussent… Mais ce n’est plus la compétition qui me relie à elles, mais bien nos rires, nos aspirations, nos rêves, nos échanges et notre sollicitude l’une envers l’autre.

Je suis fière de faire partie de la bande.

Je vous souhaite une bonne journée des femmes. Cette journée c’est celle de votre grand-mère, de votre mère, de votre sœur, de votre amie, de votre fille. C’est la journée où l’on doit regarder le chemin derrière, mais aussi celui à faire devant. Avec amour et acceptation.

Namasté!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

Profil de yogini – José Malo

J’ai rencontré José dans mes cours de yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle a tout de suite été un modèle, par son aisance et la façon dont elle aborde le yoga. Je pensais qu’elle en faisait depuis tellement longtemps! Eh bien non, elle en fait depuis moins longtemps que je ne le croyais. Ça fait trois ans plus ou moins qu’elle fréquente les classes de Suzanne Sirois dans divers studios de la région montréalaise.

Laissez-moi vous présenter José et ce qu’elle m’a laissé connaitre d’elle :

La vie adulte de José a été comme celle de bien des femmes que je connais, centrée sur le bien-être des gens qu’elle aime.

17141228_1415977215113223_1398224357_nElle s’est donnée entièrement dans sa vie de mère, de conjointe et elle a aussi été responsable de l’auberge de jeunesse à Tadoussac et de ce fait, a été à l’écoute et proche de la clientèle qui était soit touristique ou locale, pendant les mois d’hiver. Connaissant son sens de l’organisation et sa générosité, elle devait y mettre tout le soin nécessaire et tout le monde devait partir de là, le sourire aux lèvres!

Elle est revenue à Montréal pour s’occuper de sa mère qui était en fin de vie et du même coup de sa fille qui vivait en même temps une grossesse difficile qui s’est terminée par un accouchement qui l’a été tout autant, avec en prime une petite fille qui est née malade. Finalement sa fille et sa petite fille sont sorties de l’aventure en bonne santé et comme elle le dit si bien, le cours normal de la vie est arrivé dans le bonheur malgré la mort de sa maman.

Était par contre venu le temps de prendre soin d’elle. Elle en a fait en quelque sorte, sa nouvelle mission de vie.

Comme elle a toujours été une femme active, même sportive à certains moments de sa vie, il était bien évident qu’elle le ferait, mais en bougeant.

En ayant cette optique en tête, quand elle a vu que la boutique Sportive Plus offrait des ateliers de Yoga-Rondeurs gratuitement, elle a eu le goût d’essayer.

Ayant peu d’économies, cette option gratuite de bouger est arrivée avec une synchronicité qui répondait exactement à ce dont elle avait besoin. Elle a répété l’expérience toutes les semaines et a poursuivi depuis à faire du yoga chez Yoga-Rondeurs. Elle n’a jamais été embêtée par l’optique « rondeurs » dans le nom. Elle a toujours eu un format qu’elle nomme elle-même « hors standard » et n’a jamais été ralentie ou exclue dans aucune activité pour ça. Elle n’en a rarement fait de cas et s’en tire assez bien au niveau de l’acceptation physique.

Quand je lui ai demandé pourquoi le yoga, elle qui semble si énergique, elle qui me fait l’effet d’une bombe d’énergie et que je verrais très bien sur un court de squash, m’a dit que le judo qu’elle a fait pendant plusieurs années l’a probablement préparé à cette discipline. Elle aimait autant le côté physique et sportif de ce sport que le côté spirituel et rituel du judo. Les salutations, la sagesse orientale par exemple.13921178_10154424823827774_1477098031306673097_n

Le yoga n’était pas non plus inconnu pour elle, car sa mère et ses tantes en ont fait bien avant que la mode « Lululemon » et du yoga chaud arrivent en ville! (C’est Suzanne Piuze qui a fait connaitre le yoga au public par des émissions à la télévision et écrit plusieurs livres vers la fin des années 60 et qui, dans les années70 a fondé un centre de yoga où elle a formé des professeurs de yoga dans la lignée du Hatha yoga.)

Pour José donc, cette discipline s’est imposée avec douceur, sans avoir besoin de pousser, de forcer quoi que ce soit. C’est pour elle une façon de prendre contact avec elle qui s’est souvent oubliée à travers les années. Il est important pour elle d’en faire au moins deux fois par semaine en studio et elle a pu en plus acquérir une base de pratique personnelle lors d’un cours donné par Suzanne Sirois en ce sens, l’an dernier.

En ce moment, elle poursuit sa démarche personnelle en suivant un cours professoral de yoga qui se terminera en 2019.

À la question : « Que vois-tu pour la suite des choses en yoga? »

La réponse est simple : la suite c’est la poursuite de ce qui est en ce moment, sans pression de finalité. Pour elle, le yoga s’inscrit dans une démarche plus large, plus globale dans l’optique de prendre soin d’elle. Que ce soit avec la clinique Muula pour bien comprendre sa relation avec la nourriture, qu’en marchant dehors tous les jours, le yoga elle le fait pour elle. Pour développer sa relation avec elle-même. Il se peut qu’elle devienne enseignante avec le temps, mais pour l’instant, le cours professoral c’est une façon d’ajouter une compréhension plus profonde dans sa pratique.

Je lui souhaite de tout mon cœur de rester en contact avec ce désir profond de prendre soin d’elle, parce que bien sûr qu’elle continue de prendre soin de ceux qu’elle aime et la connaissant, elle ne le fait pas à moitié!

Je suis reconnaissante d’avoir pu connaitre un peu plus cette dame énergique et je lui dis « Namasté » et à bientôt!

J’espère que vous avez apprécié cette rencontre autant que moi et qui sait, peut-être que c’est vous un jour que j’irai rencontrer pour mieux vous connaitre dans votre pratique!

Om Shanti!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

Adieu Chaperon Rouge

Étrange à quel point la mort d’un autre nous ramène inévitablement à notre propre vie.  Tout est si éphémère!

J’ai été témoin d’un accident de la route cette semaine et je l’avoue, sa violence inattendue et son effacement tout aussi rapide m’ont choqués. Il y avait le matin avant et le matin après.

En l’espace de quelques secondes, la vie de celle que j’ai décidé de me souvenir comme le Chaperon Rouge s’est éteinte.  

Son manteau rouge avec une bande de fourrure blanche immaculée, le feu de circulation tombé, les trois véhicules impliqués, les traces de ses pneus dans la neige ont été effacés en l’espace de moins de deux heures.

Tout est revenu à la « normale… ». Enfin, sur le coin de la rue…

Car, le Chaperon Rouge est encore dans ma tête et mon cœur.  Qui était-elle?  Je n’en sais rien! J’espère pourtant que cette femme n’avait pas attendu le prince « charmant », le poids « parfait », ou l’emploi « idéal » pour vivre pleinement SA VIE!

Ceci dit, comme le souligne si bien le poète Rumi :

« Dans une vie, aussi courte qu’un demi-soupir, ne plantez que de l’AMOUR ».

Adieu Chaperon Rouge! Douces pensées!

suzanne-yoga

NAMASTÉ!

Suzanne Sirois

Professeur YOGA RONDEURS

 

P.S. : Au moment de la publication de ce billet, je n’ai pas la confirmation du décès de Chaperon Rouge, mais la façon dont les services policiers et ambulanciers ont traité la situation ne fait aucun doute dans mon esprit en ce qui a trait au destin tragique de cette femme. Paix à ton âme!

NAMASTÉ – Un texte de Julie Deblois

Êtes-vous à l’aise avec ce mot : Namasté?

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Quel effet vous fait-il?

Personnellement, j’ai souvent été mal à l’aise avec ce rituel.

J’en comprenais le sens et j’entendais le mot, je voyais les gestes qui l’accompagnaient, mais c’est comme si tout ça n’arrivait pas à résonner en moi.

Namasté.

« Je salue le divin qui est en toi ».

Non en fait, « le divin en moi reconnaît le divin qui existe en toi ».

On pourrait traduire joliment par : « Je te vois ».

Je te reconnais, tu existes.

Tout ça est magnifique et tellement essentiel.

Alors pourquoi ce malaise lors de ce rituel?

En y réfléchissant bien, je pense que c’est parce que moi-même j’avais de la difficulté à reconnaître cette lumière tout au fond de moi.

Il peut être difficile de se sentir reconnu, sans se reconnaître nous-mêmes.

Comment être aimé, sans s’aimer en premier?

Oui, je fais le parallèle avec l’amour.

Peut-être est-ce dû à cette période où l’amour est partout, étalé dans les allées, avec des cœurs partout en façade, à l’épicerie les fleurs en bouquets attendent tout à côté du chocolat et autres gâteries?

Cette période qui peut être aussi difficile à supporter.

Pour les couples qui battent de l’aile, pour les célibataires ou encore pour tous ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans cet étalage de rouge et de sucré.

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Alors, pourquoi ne pas revenir à l’essentiel, à la base de l’amour?

L’amour de soi.

Pourquoi ne pas se dire à soi-même : « Namasté ».

Pourquoi ne pas se dire : « Je me vois, je reconnais en moi cette lumière, cette unicité, cette divinité qui vit en moi ».

Se rencontrer, s’apprivoiser et s’aimer afin d’être à même d’accepter cet élan qui vient des autres.

S’offrir un « Namasté » de moi à moi, comme un souffle d’amour universel que l’on s’offre afin de pouvoir l’offrir encore plus fort au monde?

Bonne Saint-Valentin!

 

Namasté!16237487_10154374049848528_26819905_n

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

 

L’obsession détruit, l’équilibre nourrit – Un billet de Julie Deblois

 

Avez-vous remarqué comme moi que nous vivons à une époque où la nourriture est omniprésente. Toutes les semaines un nouveau livre de recettes voit le jour. Les blogues et les pages Facebook de cuisine et de régimes alimentaires foisonnent. C’est sans parler des émissions à la télévision et toutes les chaînes Youtube. Partout, toujours la nourriture. On est dans une ère de foodies. On prend en photo nos plus belles assiettes au restaurant et on s’échange nos meilleures recettes en mangeant notre lunch au bureau!

Tout ça est bien beau et ça peut être agréable et divertissant.

Dans ce contexte par contre, quelqu’un qui vit avec un trouble alimentaire, la vie peut devenir lourde et souffrante. Avoir un trouble alimentaire dans une société comme la nôtre où la valeur d’une personne se calcule bien souvent à sa bonne mine (minceur), ses dents blanches et la confiance en soi qu’elle dégage! Bien sûr, j’exagère, mais avouez que vous avez vu l’image aussi bien que moi! C’est ce qui est plaisant avec les clichés. Ça fait image!

Manger est une activité centrale de notre vie, vitale même. C’est dans les premières choses que l’on fait à la naissance. Se nourrir. On nous donne le sein ou un biberon et nous prenons de l’énergie pour mieux grandir, explorer, vivre. Il faut alors imaginer combien il peut être angoissant pour une personne qui souffre d’un désordre alimentaire, de faire face à sa faim qui est naturelle, qui existe pour que l’on grandisse, vieillisse… Pour que l’on vive quoi!

Combien de personnes avez-vous dans votre entourage qui angoisse à l’idée de prendre 5 livres? Combien de personnes connaissez-vous qui sont à la diète de façon quasi permanente? Combien de personne croisez-vous sur votre chemin, qui vous parle du poids qu’ils ont à perdre? Remarquez-vous comme moi toutes ces personnes qui n’aiment pas leur corps, la forme, la grosseur et tous les détails qui font que vous, vous les trouvez jolies? Si vous êtes comme moi, vous êtes entourés de personnes qui pensent aux calories, à la balance, au sport qu’il faut faire pour faire disparaître soit cette palette de chocolat, soit ces chips ou ces verres de vin pris dans un plaisir mitigé et coupable. (Je nomme ces choses, mais il n’est pas exclue que ce soit des pâtes, des patates pilées, du fromage, du pain… ou insérez ici un aliment « dangereux » si vous en avez un). Peut-être même que cette personne dans votre entourage, c’est vous-même.

Un trouble alimentaire ça peut être pernicieux. C’est vaste et ce n’est pas toujours aussi facile de définir si notre comportement face à la nourriture est un problème ou pas. Ce n’est pas toujours évident de savoir si l’anorexie, la boulimie, l’orthorexie ou l’hyperphagie est présente dans notre vie. Parce que les crises peuvent être rares, parce que parfois c’est tellement nuancé que même un médecin ne serait pas capable de diagnostiquer un problème.

Moi je dis que lorsque la nourriture représente un problème, lorsque c’est souffrant d’avoir faim, lorsque l’on s’excuse de manger, lorsqu’on a envie de se cacher pour le faire ou encore quand on fait semblant qu’on a mangé pour ne pas avoir à le faire en famille, là il y a une lumière rouge qui s’allume.

Lorsque ça arrive, on peut paniquer, avoir peur et ne pas vouloir la regarder. Au contraire, cette lumière existe afin de nous montrer le chemin vers une sortie de secours.

J’ai trouvé une façon d’apprivoiser mes lumières rouges allumées. Je respire et j’entre en contact avec qui je suis maintenant, avec bienveillance par le yoga. Je n’ai jamais autant habité mon corps que depuis que je fais du yoga. Il est ce qu’il est dans cet instant où je respire doucement dans mes mouvements. Ça fait tellement de bien de sentir cette vie qui passe partout et qui est juste ça, de la vie qui circule dans toutes les fibres de mon corps, sans jugement de ce qu’il est ou ce qu’il devrait être.

Je suis comme une convertie, je conseille à tous cette rencontre personnelle avec le souffle, le corps et l’âme que le yoga permet, mais je sais que parfois on a besoin d’un plus grand coup de pouce, d’un accompagnement plus ciblé pour aller mieux, pour mieux comprendre ce qui se passe. Des organismes comme ANEB peuvent vous aider dans ce cheminement et il y a là des personnes compétentes, ouvertes et compréhensives à votre écoute.

16237487_10154374049848528_26819905_nNamasté.

 Julie Deblois

Étudiante, Formation professorale chez Yoga Rondeurs

 

Note de l’Équipe de rédaction:

Aujourd’hui débute la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires (#SemTA2017),

passons le mot…

 

Le combat de la vie – Texte de Chantal Beaupré

Tandis que certains se réfugient dans leur foi, d’autres souffrent intérieurement! Tandis que je me bats pour ma vie, d’autres s’infligent des souffrances!

Je suis ici et maintenant au cœur même d’un combat avec le cancer et je suis en mesure de constater combien ma petite vie est précieuse aux yeux de mes proches. Alors que je « focusse » sur l’instant présent et sur chacune de mes respirations, mes amis et ma famille font ce qu’ils peuvent faire de mieux : ils combattent avec moi dans des gestes d’amour! Mais si je détourne mon attention sur le monde plus loin de moi; j’établie un bien triste constat : Le monde souffre beaucoup plus que moi! Le monde est atteint d’un cancer planétaire! Le monde se bat contre la vie!

Cette souffrance, qui pèse si lourd au creux d’âmes confuses, mène à la perte d’âmes innocentes. Certains tenteront d’analyser, d’autres jugeront quant à certains, ils céderont! Mais que dire de ceux qui s’élèvent pour un monde meilleur? Un monde qui se veut guéri et heureux! C’est à ce monde que je me joins!

J’ai appris ceci en Yoga; l’ignorance est la plus grande cause de souffrance. J’ai aussi appris, que la non-violence fait foi du premier principe de Yoga.

L’amour est plus fort que tout, tout, TOUT!

Je me tourne vers le monde et lui dis : Om Shanti. C’est par la paix que nous atteindrons les plus hauts sommets de l’amour! La souffrance ne nous atteindra plus! La sagesse nous sera dévoilée! L’ignorance sera terrassée! Je vous invite à vous joindre à moi dans la récitation de  La Gayatri Mantra.

OM BHUR BHUVAH SVAHA

TAT SAVITUR VARENYAM

BHARGO DEVASYA DHIMAHI

DHIYO YONAH PRACHODAYAT

Voir le lien suivant: https://www.youtube.com/watch?v=LK5KlXFrFZc

Texte de Chantal Beaupré,

Professeur Yoga Rondeurs depuis 2014.

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Entretenir sa relation… avec son tapis ;-)

On prend bien souvent le temps de le choisir.

Parce que l’on sait que nous aurons une relation de proximité avec lui.

On veut qu’il soit beau, qu’il soit à notre image, confortable, stable et propre!

Sur lui on se mobilise, bouge et transpire.

Nous l’utilisons aussi pour méditer et relaxer.

Trop souvent après avoir pris tout ce temps pour le choisir, après nous le négligeons.

On oublie qu’il peut nous transmettre des mycoses aux pieds et nous incommoder par des odeurs qui peuvent être désagréables.

Notre tapis de yoga a besoin de soins pour demeurer notre allié longtemps lors de nos pratiques.

Mais comment en prendre soin?

Il y a plusieurs façons de faire et bien que je préfère la façon « huiles essentielles et guenille », je vais vous partager ce que j’ai trouvé en parcourant le net à ce sujet.

Vous pouvez mettre votre tapis dans votre laveuse, à condition que vous ne mettiez pas beaucoup de savon à lessive et surtout pas d’assouplisseur de vêtements. Il est primordial aussi que votre tapis ne passe pas au cycle d’essorage. Vous devez le sortir et le faire sécher à l’air libre et suspendu sur une pôle ou par des épingles à son extrémité.

Vous pouvez aussi lui donner un bon bain! Vous le placer au fond de votre baignoire et mettez un peu de savon à vaisselles (pas beaucoup, ça mousse trop et vous auriez du mal à le rincer correctement), vous le savonner avec amour et vous rincez à grande eau afin qu’il ne reste plus de traces de savon. Encore là, vous devez suspendre le tapis pour le faire sécher.

Vous pouvez faire votre propre produit pour le nettoyer. Il suffit d’avoir près de la main un vaporisateur (vous pouvez récupérer un vaporisateur d’un ancien détergent, il vous suffit de bien le nettoyer et vous assurez qu’il n’y reste aucun résidu de produit ménager) et les ingrédients suivants :

 10 gouttes d’huile essentielle de tea tree (pour son pouvoir antibactérien)

10 gouttes d’huile essentielle d’hamamélis (pour son pouvoir désinfectant)

5 gouttes d’huile essentielle de lavande (pour l’odeur et son pouvoir calmant)

30 ml d’eau (préférablement bouillie dix minutes et refroidie)

2 c. à s. de vinaigre blanc

Vous mélangez le tout et pour l’utiliser vous pulvérisez et frottez le tapis avec un linge à peine humide.

Bien entendu, vous devez dans tous les cas, attendre que votre tapis soit bien sec avant de le rouler et le ranger ou encore pour l’utiliser en prenant soin de vous!

Julie Deblois

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Note: Julie est une nouvelle collaboratrice blogue pour le Collectif de professeurs YOGA RONDEURS.

Elle étudie actuellement pour devenir professeur YOGA RONDEURS sur la Rive-Sud de Montréal.

21 JANVIER – Câlin gratuit

Judicieusement située le 21 janvier, une période bien souvent marquée par le froid et le manque de luminosité, la Journée internationale du câlin est une belle occasion de recourir à cette manifestation de tendresse et d’affection.

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Pourquoi s’en passer? Des études scientifiques à ce sujet ont permis de constater que seulement 10 secondes de tendres contacts quotidiens (un gros câlin) contribuaient à résorber l’hypertension, à limiter les risques de maladies cardio-vasculaires, à atténuer le stress, à diminuer la fatigue, à éloigner la dépression et même à renforcer le système immunitaire.

« L’expérience émotionnellement positive du câlin donne lieu à des réactions physiologiques et biochimiques », explique le Dr. Jan Astrom, auteur d’une étude publiée dans la revue Comprehensive Psychology.

Sur le plan psychologique, les câlins servent à exprimer des sentiments positifs, tel que l’empathie, la gratitude, l’affection, etc.   Les câlins procurent donc détente et harmonie.

Bref, un « modeste » câlin provoquerait une réaction en chaîne positive dans l’organisme.

Ne soyez donc pas surpris(es) demain, vous recevrez sans doute un gros câlin des professeurs du Collectif Yoga Rondeurs que vous rencontrerez. 

NAMASTÉ!

 

SIRI GAITRI MANTRA, un mantra de guérison

Dans le yoga Kundalini, il y a un mantra de guérison que l’on dit très puissant.  On prétend qu’il guérit en élevant l’âme à la vibration de l’Univers qui est pure, sans maladie ou douleur. Selon le yogi Bhajan, la puissance de guérison de ce mantra proviendrait de sa capacité à relier la terre et l’éther. Siri Gaitri Mantra peut être utilisé pour nous-mêmes, pour un proche ou pour le monde.  Ces 8 sons stimulent le flux d’énergie dans la colonne vertébrale pour guérir.

Ra Ma Da Sa

Sa Say So Hung

Je vous invite à faire l’écoute de la touchante interprétation du duo Mirabai Ceiba, découverte dernièrement : https://www.youtube.com/watch?v=H3TLhep6Ix8

 

Signification de chaque son :

  • Ra = Soleil (énergie)
  • Ma = Lune (réceptivité)
  • Da = Terre (l’ancrage)
  • Sa = Infinité (l’univers)

 

  • Sa = Infinité (la répétition pour tirer l’énergie de l’univers)
  • Say = totalité
  • So =  vibration de fusion
  • Hung = essence de la création

Quelques suggestions de pratiques :

  • On suggère de répéter ou chanter ce mantra sur une seule expiration en tirant le nombril au moment où l’on chante HUNG.
  • Les yeux sont clos et dirigés vers le troisième œil (le point entre les sourcils). On peut s’asseoir en posture facile avec la colonne vertébrale érigée. Les coudes sont collés aux côtes, les paumes plates en angle droit avec les poignets; ou encore la main droite à plat sur la main gauche, sur la poitrine (centre du cœur).
  • En écoutant le chant, on respire calmement et longuement en visualisant une personne malade ou souffrante entourée d’une lumière de guérison.

Dans quelle sphère de votre vie avez-vous besoin de guérison?

LA PATIENCE – un billet de Sonya Thorne – Professeur Yoga Rondeurs

Rainy Day Love

Le nouvel an.  Le moment de l’année ou en une nuit, nous avons ce sentiment de repartir à neuf, de se projeter soudainement dans l’année qui vient et de sentir le courage de changer, d’améliorer, de modifier ce qu’on est, ce qu’on veut devenir.  Bien que certaines personnes trouvent l’idée des résolutions naïve et parfois même ridicule, il y a une certaine beauté à voir l’humain vouloir et croire en sa propre amélioration.  La résolution, c’est la forme annuelle de l’espoir.  L’espoir de s’approcher de plus en plus d’un nous sain, plus équilibré et surtout plus en santé.  Les résolutions sont toujours selon moi, des intentions de s’approcher du bonheur. 

Le problème n’est pas la résolution.  Le problème c’est l’impatience.  L’impatience nous porte à prendre les bouchées trop grandes.  Plutôt que de se fixer un petit objectif, une journée à la fois, on prend la décision de changer drastiquement, en se fixant un objectif trop grand et souvent aussi trop court dans le temps.  Ainsi donc, on ne fait pas preuve de compassion envers soi-même, on ne s’écoute pas et on se décourage rapidement quand la nouvelle habitude devient trop difficile à maintenir, ou que l’ancienne lui mène un combat de fond.  

Le yoga est outil essentiel pour le succès de nos résolutions.  D’abord, parce qu’il nous enseigne à faire preuve de compassion et d’acceptation envers soi-même, ce qui est essentiel lorsque nous déterminons le défi que nous désirons entreprendre.  Ensuite, parce que notre pratique nous permet de faire face aux difficultés dans une position d’observation et non de jugement.  Plutôt que de s’en vouloir d’avoir failli à la tâche, nous laisserons place à la partie lumineuse qui existe en nous et nous observerons les conditions qui ont contribuées à notre comportement afin de mieux se relever.  Enfin, le moment présent nous offre constamment le pouvoir de laisser derrière ce qui ne fonctionne pas et de recommencer à nouveau.  Parce qu’en fin de compte, à chaque respiration que l’on prend, à chaque intention que l’on détermine pour notre pratique ou notre journée, à chaque battement de notre coeur, on a une nouvelle année qui s’offre à soi.  Si la résolution du 1er janvier vous fait déjà sentir misérable, et bien redresser la tête au moment où vous lisez ces lignes et en prenant une grande inspiration, laissez monter votre résolution “nouvelle version”.  Faites en sorte qu’elle soit atteignable sans vous faire violence.  Que la route soit riche en apprentissages grâce à ses moments moins faciles, mais qu’elle ne vous brise pas. Qu’elle vous permette de vous sentir bien, de vous aimer encore plus et d’avoir de la compassion pour vous-même. 

Comme l’a dit le grand Nelson Mandela, “la plus grande gloire dans la vie ne réside pas dans le fait de ne jamais tomber, mais dans celui de se relever à chaque fois que nous tombons”.

Je vous souhaite à tous une année de patience, de compassion pour vous même et de paix intérieure. 

Namasté,

Sonya